16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo

Présenter des objets 3d sur le web avec Sketchfab et p3d.in

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Présenter des objets 3D sur internet a toujours été un peu problématique. Une série d’images fixes ne permet pas de communiquer toute la richesse d’un objet en trois dimensions et le recours à une vidéo se traduit par une perte d’interactivité et de qualité, sans parler des problèmes de taille. Il existe des solutions basées sur Flash, mais le plugin n’est malheureusement pas disponible pour tous les supports.

Entrent en scène Sketchfab et p3d.in que j’ai testé  avec un de mes modèles basé sur Sybilline, la BD de Raymond Macherot. Les deux sites proposent une solution « tout en un » pratique et efficace pour l’hébergement et l’affichage en temps réel de modèles 3D. L’affichage utilise la technologie WebGL qui ne nécessite l’installation d’aucun plugin et fonctionne en théorie sur la vaste majorité des navigateurs récents. En pratique, la technologie est mal supportée sur les appareils mobiles (en particulier l’iPad) ou sur les PC équipés de cartes vidéo un peu anciennes ou exotiques (ATI Radeon Express par exemple), donc l’avantage vis à vis de Flash est limité pour l’instant.

Sibylline sur p3d.in

Sketchfab et p3d.in offrent des prestations très proches, et même  les performances et le type de shader supporté (diffuse, normal et specular maps) semblent à peu près identiques. Dans les deux cas, on peut visualiser les objets en mode ombré, sans éclairage (self illumination à 100%) ou en fil de fer. Le résultat peut aussi être intégré directement sur un blog ou un site personnel via un code iframe, sans avoir à visiter les sites de Sketchfab ou de p3d.in.

Sibylline sur Sketchfab

Sketchfab a l’avantage pour le nombre de formats supportés (Blender, Collada, OBJ/Wavefront, 3DS…), quand p3d.in ne reconnaît que l’OBJ. Ce dernier offre par contre plus de contrôle lors de l’upload du modèle, en particulier pour la gestion des textures. Autre bon point pour Sketchfab, l’existence de plugins pour 3ds Max et Blender qui permettent d’exporter directement vers le site (à noter que passer par le plugin 3ds Max a été la seule façon pour moi d’arriver à afficher une texture sur un objet, l’upload avec l’OBJ ne donnant rien). Par contre p3d.in offre plus de flexibilité pour le degré de confidentialité des objets : ils sont soit privés (seul le propriétaire du compte y a accès) soit accessibles uniquement avec un lien. Avec Sketchfab, la philosophie est différente puisque tout le contenu est public et visible dans la galerie, ce qui peut-être un handicap si on ne veut présenter ses créations qu’à un public restreint.

Mise à jour (22 août 2012) : la version Pro de Sketchfab permet de rendre les modèles privés ou protégés par mot de passe.

Auteur : HP

Professionnel de l'industrie vidéoludique depuis 14 ans, j'écris principalement sur l'infographie, le business des jeux vidéo et la demoscene.

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