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16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo

Je programme mon micro en 1983

4 Commentaires

Dans les années 1980, des petits ouvrages de quelques dizaines de pages se chargeaient d’initier les enthousiastes de l’époque à la programmation par le biais de listings en BASIC (ou en assembleur pour les plus doués) et de quelques pages de théorie pour faire bonne mesure. Dans « Jeux électroniques SPACEGAMES« , traduit de l’anglais et publié par Hachette en 1983, on trouve des versions simplifiées des jeux populaires d’alors (comme Lunar Lander) avec des noms évocateurs comme « Les monstres de Galacticon » ou « La vallée de la mort« . La fin de l’ouvrage est occupée par une double page intitulée « la programmation est un jeu d’enfant » et un petit lexique BASIC, avec les particularités de chaque ordinateur.

J’aime bien la couverture ; ce genre d’image de science fiction avec ses gros vaisseaux colorés est un grand classique de cette période où la conquête spatiale à grande échelle paraissait encore à portée de main, héritage des progrès rapides dans ce domaine lors des décennies précédentes. Par la suite la science-fiction deviendra un peu plus codifiée et scientifiquement correcte, mais aussi plus lointaine et probablement un peu monotone.

A noter aussi l’usage du terme « jeu électronique » pour désigner des jeux pour micro ordinateurs, la distinction sémantique n’ayant probablement pas encore été faite. Le quatrième de couverture vaut aussi le détour, avec des termes maintenant surannés comme le très classique « micro » et, plus original, le terme de  « vidéo » pour désigner un jeu électronique (« Comment jouer avec son ordinateur et sa vidéo »).

 

Auteur : HP

Professionnel de l'industrie vidéoludique depuis 14 ans, j'écris principalement sur l'infographie, le business des jeux vidéo et la demoscene.

4 réflexions sur “Je programme mon micro en 1983

  1. Je programme mon micro en 2013, 10000 pages. J’éxagére un peu:)

  2. Pingback: Planète Thomson, le retour du pixel art pour TO8 ! | 16 Couleurs

  3. Désuet à souhait cette illustration
    Je me souviens encore de ma découverte de Amstrad 100%

    https://anotherretroworld.wordpress.com/2013/06/28/le-compagnon-indispensable-amstrad-100/

    Où je recopiais religieusement les pages de codes permettant d’obtenir
    un jeu (comme si ça n’était pas assez avec l’orgie de jeux pirate dispo => https://anotherretroworld.wordpress.com/2013/06/29/amstrad-la-boite-a-tresor-ou-lorgie-de-jeux-pirates/)

    • C’est un peu la même époque tout ça… cette période reculée où il était acceptable de passer 2 heures à recopier laborieusement du code BASIC (et le même temps pour détecter les fautes de frappe qui causaient des Syntax Error !) pour obtenir un petit jeu dont on faisait vite le tour.

      Je ne me rappelle pas avoir lu de mags Amstrad, mes listings de jeux venaient surtout de petits livres que j’empruntais à la bibliothèque🙂

      Il faut que je retrouve la trace de ces bouquins, ils étaient bien fichus il me semble… Ils étaient illustrés avec des discussions entre une petite fille et son robot.

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