16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo

Jeu : Gunpoint, infiltration et défenestration (Windows, Linux, Mac)

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Gunpoint est un jeu indépendant sorti en 2013 sur Windows et l’année suivante sur Linux et Mac. Comme Hotline Miami, Spelunky ou Stealth Bastard, il s’agit d’un titre entièrement réalisé avec Game Maker, qui décidément aura permis la conception de pas mal de jeux marquants. Mieux, c’est également le premier titre de l’auteur, Tom Francis, alors journaliste chez PC Gamer en Grande-Bretagne.

L’action se déroule dans un futur proche mais peu engageant, au sein d’une mégalopole glauque où il fait toujours nuit et pleut souvent (faut-il y voir une allusion au climat d’Outre-Manche ?). Le héro, honnête espion freelance voulant innocemment essayer son nouveau « super-pantalon-sauteur », se trouve malencontreusement mêlé à une sombre embrouille dans l’industrie de l’armement, aux ramifications beaucoup plus étendues qu’elles ne paraissaient initialement.

Le jeu se déroule en missions où l’objectif est généralement de s’infiltrer dans un bâtiment en évitant ou en neutralisant les gardes et de pirater un ordinateur. Les super-sauts qui permettent de défoncer les fenêtres (éventuellement en emportant un garde qui a fait l’erreur de s’en approcher un peu trop) apportent une touche d’originalité aux déplacements. Le système «crosslink», qui permet de hacker le réseau électrique et tous les appareils qui y sont connectés, fournit lui l’essentiel de l’aspect réflexion, primordial rapidement. Gunpoint laisse une grande liberté au joueur dans le choix de ses actions et il y a toujours plusieurs façons de terminer les niveaux : bourrin, malin ou tout simplement chanceux. Par contre on meurt à la moindre balle reçue et la prudence est donc de mise, même si le système de sauvegarde automatique, qui permet de revenir quelques secondes en arrière en cas d’accident, incite néanmoins à tester les stratégies les plus loufoques.

J’ai trouvé l’humour dans les dialogues qui présentent les missions réellement bon avec un petit côté LucasArts de la grande époque. Graphiquement le jeu est sympathique sans être particulièrement mémorable et les décors sont très chargés, au détriment parfois de la lisibilité de la structure des niveaux. L’histoire principale ne dure que quelques heures, mais l’éditeur de niveaux intégré laisse présager d’une durée de vie honnête (plus de 1300 niveaux disponibles sur Steam !).

Le blog de l’auteur relate le développement du jeu et mérite le coup d’œil, comme ce billet qui présente les différentes options alors envisagées pour les visuels.

Auteur : HP

Professionnel de l'industrie vidéoludique depuis 14 ans, j'écris principalement sur l'infographie, le business des jeux vidéo et la demoscene.

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