16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Grotte de Namco, image pour la VIP 2017

Grotte De Namco (GFX for VIP 2017)

Je voulais vraiment soutenir la VIP 2017 en présentant une image dans la compétition de graphs, même si une fois de plus ça aura été un peu fait dans l’urgence. Le manque de finition trahit en effet le degré précipitation dans lequel cette image a vu le jour puisqu’elle aura été bouclé en un peu plus de deux heures. Malgré cela, elle n’a pas démérité dans la compétition puisqu’elle termine première dans la catégorie « newschool graphics« .

J’ai utilisé Clip Studio Paint Pro pour le gros du boulot et Photoshop pour les derniers ajustements. Le point de départ a été un petit croquis tout moche que j’avais fait il y a quelques années pour je ne sais plus trop quoi.


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L’Ankou, pixel art Sega Mega Drive pour la Revision 2017

Me voici de retour d’un week-end productif à Sarrebruck en Allemagne où se tenait la Revision, grosse demoparty traditionnellement tenue à Pâques et qui a pris le relais des mythiques Mekka & Symposium et Breakpoint (série qui dure depuis vingt ans quand même !).

L'Ankou (Sega Mega Drive pixel art)

Première release de ma part : une image au format Sega Mega Drive : 320×224 en 25 couleurs choisies dans une palette de 512, similaire à celle de l’Atari STF donc. Je n’avais jamais réalisé que le choix de couleurs sur la console de Sega était si limité (pour rappel, l’Amiga 500 ou l’Atari STE disposaient d’une palette de 4096 couleurs, et la Super Nintendo de 32 768), la preuve que les graphistes des jeux phares ont fait du bon boulot !

J’avais commencé à travailler sur cette image pour une démo Mega Drive qui est toujours en développement. C’est du domaine du secret défense donc je n’en dirai pas plus pour l’instant 😉

Le thème fait évidemment allusion à « l’ouvrier de la mort » dans le folklore breton (accessoirement c’est également l’un des personnages d’un album de Spirou et Fantasio). Son apparence précise varie considérablement selon les sources, ce qui laisse une place importante à la licence artistique.

Une fois de plus, j’ai utilisé uniquement Grafx2. Côté références, comme mes connaissances de la morphologie crânienne sont limitées, j’ai utilisé en plus des traditionnels ouvrages d’anatomie une petite application du nom de Handy qui permet d’observer des représentations 3D de visages et de mains sous tous les angles. C’est disponible sur Android, iOS et Windows 10 et je la recommande vu le prix modique.

L’image termine 2e dans la catégorie Oldskool Graphics ce qui fut une excellente surprise pour une image terminée sur place.

Étapes pour L'Ankou (pixel art Sega Mega Drive)

Quelques étapes de la réalisation


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Screenshots de démos en vrac, volume 1

Je m’efforce ces derniers temps d’être contributeur régulier au site Demozoo, qui ambitionne de devenir la plus grosse base de données sur internet consacrée à la démoscène et permettra de préserver cette culture peu connue à l’avenir. On y compte aujourd’hui, en arrondissant un peu, un total de 68 000 productions, 34 000 images, 63 000 musiques et 50 000 sceners répartis en 15 000 groupes. Ces nombres augmentent tous les jours puisque beaucoup de releases manquent encore à l’appel.

Pour illustrer certaines de ces productions, j’ai fourni depuis un peu plus d’un an pas loin de 1500 screenshots, ce qui reste une goutte d’eau comparé aux 120 000 disponibles sur le site.  J’ai réalisé que beaucoup de ces images sont intéressantes intrinsèquement, que ce soit d’un point de vue technique, artistique ou même purement nostalgique. Voici une première sélection de ces artefacts de culture numérique résolument underground.

Pour conclure, voici des agrandissements des modes pseudo high-color évoqués ci-dessus qui permettent de se faire une meilleure idée de la bidouille :

 


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Comment trouver des photos haute résolution, gratuites et de qualité sur internet

Que ce soit pour illustrer une présentation, enrichir visuellement un site web ou plus simplement trouver un fond d’écran sympa, on a parfois besoin de photos qui soient à la fois libres de   droit (gratuites pour un usage personnel ou commercial), en très haute résolution (4k et plus) et de bonne qualité : le genre d’images qui fait pro, sans le budget qui va avec.

Trouver ceci sur internet revient souvent à chercher une aiguille dans une botte de foin, les millions d’images qu’on y trouve étant rarement de qualité ou en haute résolution, sans parler de leurs origines douteuses.

Heureusement, il existe quelques sites conçus exactement pour répondre à ce genre de problématique : Pexels, Pixabay et Unsplash entre autres. Tous les trois ont des philosophies un peu différentes mais tous publient leurs images sous la license CC0 (creative commons zero) qui permet toute sorte d’utilisation, même commerciale : on peut donc si besoin vendre un produit qui utilise ces images, telles quelles ou modifiées, de manière tout à fait légale.

Pexels me semble le plus intéressant avec un choix de photos très large et une qualité généralement au rendez-vous. C’est le site qui se rapproche le plus d’une alternative gratuite aux banques d’images comme iStockPhoto ou Getty Images.

London Telephone Booth par Negative Space sur Pexels

London Telephone Booth par Negative Space sur Pexels, source : https://www.pexels.com/photo/london-telephone-booth-long-exposure-lights-6618/

Pixabay est un peu dans le même état d’esprit mais la qualité m’a paru un cran en dessous en moyenne. C’est par contre le seul site parmi les trois à proposer également des illustrations et des images vectorielles, même si l’offre est souvent décevante.

Unsplash est un peu à part puisqu’il s’agit plutôt d’un site au design minimaliste qui permet avant tout aux photographes de partager leurs meilleurs clichés. On y trouve beaucoup moins d’images mais la qualité est généralement excellente. Assurément le meilleur site pour trouver un nouveau fond d’écran ! À noter que  Pexel référence d’ailleurs les photos d’Unsplash.

Jigokudani Monkey Park, Japan par Nomao Saeki sur Unsplash

Jigokudani Monkey Park, Japan par Nomao Saeki sur Unsplash, source : https://unsplash.com/?photo=yuqwzT3C7yk

Dans tous les cas, ces sites ne vivent que par les contributions de passionnés. N’hésitez donc pas à partager vos créations avec la communauté si vous pensez qu’elles le méritent.


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Mr. Bump

J’avais réalisé cette image il y a une éternité (juin 2003 pour être précis) et elle dormait sur mon disque dur depuis cette date – enfin, façon de parler puisque j’ai quand même changé quelques fois de PC entre temps. L’image ne casse pas trois pattes à un canard mais elle ne mérite pas l’obscurité non plus. J’ai donc finalement décidé de la présenter à la Gerp 2016, une demoparty suédoise orientée Amiga qui acceptait les contributions à distance.

L’image est bien évidemment inspirée par la série de livres pour enfants des « Monsieur Madame » (Mr. Men en anglais) de l’illustrateur britannique Roger Hargreaves. En l’occurrence, tout le monde aura ici reconnu Monsieur Malchance / Mr. Bump.

D’un point de vue technique, la résolution est de 320×256 en 16 couleurs. Vous pouvez voir ci-dessous un aperçu rapide des différentes étapes de la réalisation :

Etapes Mr Bump

Je ne peux que vous conseiller de jeter un œil au reste de la compétition qui contient des images en pixel art très sympa et plus abouties que celle que j’y ai présentée.


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Des exemples d’automatisation de traitement d’images avec ImageMagick

J’avais l’an dernier évoqué ImageMagick, un logiciel de traitement d’images en ligne de commande aussi puissant que parfois difficile d’approche. Dans ce nouveau billet je présente quelques exemples d’utilisation du programme qui m’ont permis d’économiser pas mal de temps ces derniers mois.

À la base le logiciel se contrôle comme suit, après avoir ouvert une fenêtre de ligne de commande dans Windows (ou Mac ou Linux) :

convert image1.jpg actions image2.jpg

On ouvre l’image image1.jpg, effectue une ou plusieurs manipulations dessus puis la sauvegarde sous le nom d’image2.jpg.

Créer un GIF animé

Créer un GIF animé avec ImageMagickUn cas de figure assez fréquent : une animation est exportée d’un logiciel quelconque (Animate, After Effects…) sous la forme d’une suite d’images et on souhaite la convertir en GIF animé. Une opération somme toute très basique, mais étonnamment pas si simple en pratique : l’exportation native de GIF animé dans Animate n’est souvent pas exploitable (une couleur sombre est systématiquement choisie comme transparente même si on ne veut pas de transparence), Adobe Media Encoder pas vraiment idéal en pratique (aucune optimisation du GIF donc un résultat au poids rapidement énorme) et Photoshop trop lent si on veut pouvoir enchaîner les conversions. Avec ImageMagick il suffit de taper la commande suivante dans le répertoire où se situe les images :

convert *.png -loop 0 -layers optimize -set delay 3 anim.gif
  • -loop 0 permet à l’image de boucler de manière perpétuelle.
  • -layers optimize indique à ImageMagick qu’il doit optimiser l’animation en actualisant seulement les pixels qui changent d’une frame à l’autre.
  • -set delay 3 indique la durée de chaque frame en centièmes de seconde. Ici 0.03 seconde, donc un framerate d’environ 33 images par seconde.

En laissant la fenêtre Command Prompt ouverte, on peut obtenir un nouveau GIF animé à chaque fois qu’on réexporte les images en appuyant juste sur la flèche du haut puis Entrée.

Recolorer en blanc une série d’image avec une couche alpha

Recolorer en blanc une série d'image avec une couche alphaUne requête un peu plus spécifique mais qui s’est manifestée lors du développement d’un jeu pour Peak : une centaine de sprites en 32 bit devaient être recolorés en blanc tout en conservant la transparence. Facilement réalisable avec Photoshop, mais pas beaucoup plus compliqué avec ImageMagick avec l’avantage de la flexibilité et de la rapidité. Attention, cette commande remplace tous les PNG dans le répertoire.

FOR %a in (*.png) DO convert %a -brightness-contrast "100 0" %a
  • FOR %a in (*.png) DO crée une boucle qui traitera tous les PNG du répertoire (%a est la variable pour les noms de fichiers, répétée telle quelle à la fin de la commande, d’où l’écrasement des fichiers d’origine).
  • -brightness-contrast « 100 0 » augmente la luminosité au maximum et réduit le contraste au minimum, donc toutes les valeurs deviennent blanches.

Redimensionner une série d’images et les recolorer avec une palette prédéfinie

Redimensionner une série d’images et les recolorer avec une palette prédéfinie avec ImageMagick

Ici j’exporte une animation sous forme d’une série d’images que je souhaite ensuite convertir vers une résolution et une palette spécifiques à un ordinateur 8 bit. La commande mogrify utilisée est d’un usage similaire à convert, à la différence que les images d’origine sont systématiquement écrasées.

mogrify -filter "Box" -resize "160x200!" -dither None -remap c:\tmp\nouvelle_palette.png *.png
  • -filter « Box » choisit le filtre « Box » pour la commande resize qui suit. Ce filtre donne les meilleurs résultats dans ce cas de figure (réduction de pixel art sans bavure). Voir la documentation très détaillée sur ce sujet.
  • -resize « 160×200! » indique la résolution souhaitée. Le point d’exclamation signifie que le ratio d’origine sera ignoré.
  • -dither None pour éviter de dithering (dégradés) lors de la conversion.
  • -remap c:\tmp\nouvelle_palette.png : les images sont recolorées avec la palette issue de cette image.

Tripler la résolution d’une série d’images

Tripler la résolution d'une série d'images avec ImageMagick

Drag & drop avec ImageMagickImageMagick permet ici de redimensionner et renommer les images avec un simple drag and drop des fichiers sur une icône du bureau Windows, ce qui est extrêmement pratique. Je me sers de ce script pour modifier pour Twitter des captures d’écran en 320×200 (généralement réalisées pour Demozoo ou Mobygames) qui font un peu timbre-poste sur nos écrans modernes. Il suffit de créer un fichier .BAT avec le contenu suivant :

if [%1]==[] goto :eof
:loop
convert %1 -scale 300%% "%~dpn1_x3%~x1"
shift
if not [%1]==[] goto loop

Le format est un peu différent puisqu’il s’agit de supporter le drag and drop de plusieurs fichiers sur l’icône du fichier .bat.

  • if [%1]==[] goto :eof vérifie si la liste des fichiers transférée n’est pas vide et termine le script si c’est le cas.
  • :loop : label de la boucle
  • convert %1 -scale 300%% triple la résolution
  • « %~dpn1_x3%~x1 » ajoute « _x3 » à la fin du nom de fichier pour éviter d’écraser l’image d’origine. La syntaxe un peu cryptique permet juste de manipuler les différents éléments du nom de fichier (voir ici pour plus de détails).
  • shift : on itère dans la boucle
  • if not [%1]==[] goto loop : on continue tant qu’on n’a pas traité tous les fichiers

Pour changer l’icône du fichier batch, le plus simple est de placer sur le bureau non pas directement le fichier batch, mais plutôt un raccourci vers celui-ci. Il suffit ensuite de faire un clic droit sur l’icone et de cliquer sur « changer l’icône » dans l’onglet « raccourci ».

Il est possible d’effectuer des opérations beaucoup plus complexes avec ImageMagick mais j’espère que ces quelques exemples simples auront aidé à vous convaincre de l’utilité du programme. La prise en main est ardue mais heureusement il existe une documentation en ligne très complète qui permet de ne pas avoir à trop tâtonner.

La documentation officielle pour aller plus loin (en anglais) :


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Beau livre : The Masters of Pixel Art

Masters Of Pixel Art

J’ai reçu tout récemment mon exemplaire du livre The Masters of Pixel Art que j’avais précommandé sur Kickstarter il y a quelques mois.

Comme son nom l’indique, l’ouvrage est consacré aux meilleurs graphistes spécialisés dans le pixel art (ou dessin pixel par pixel), mais ce qui est moins évident c’est qu’il se focalise sur la démoscène Amiga, Atari ST/Falcon et PC des années 1990, période considérée par certains, dont moi même, comme l’âge d’or du pixel art. Néanmoins la technique, le format et les thèmes abordés sont assez spécifiques et souvent différents du pixel art « moderne » ou de celui des jeux vidéo. Concrètement, on parle d’images plein écran, très travaillées et dont les sujets d’ordinaire assez sombres tournent beaucoup autour de l’heroic fantasy ou de la science fiction. On peut aussi y ajouter une fascination toute particulière pour les logos très torturés, à la limite de la lisibilité.

Ceci étant posé, le livre m’a fait une excellente impression. J’ai appris à me méfier un peu de ce genre d’ouvrages qui ont tendance à proliférer sur Kickstarter et qui, jouant sur la corde nostalgique, se limitent parfois à un assemblage de captures d’écran plus ou moins heureux, sans réelle valeur ajoutée. Rien de cela ici : l’auteur, qui est également un graphiste renommé (Klas Benjaminsson, alias Prowler), a pris soin de contacter chacun des artistes et leur a demandé d’écrire une présentation, les grandes lignes de leur activité sur la scène et même les légendes de certaines des images. Le résultat est instructif, souvent humoristique, regorge d’anecdotes et permet de connaitre un peu plus ceux à l’origine de ces images souvent très connues. Les quelques décennies qui se sont écoulées depuis leur réalisation donnent à leurs auteurs suffisamment de recul pour juger cette époque à tête reposée et de manière honnête, assez différente des interviews « à chaud » qu’on pouvait lire dans les diskmags d’alors.

Parlons des artistes justement. On en compte 50, classés par pays. Toute sélection est toujours évidemment subjective mais il n’y pas grand chose à redire ici : on retrouve la plupart des grands noms (Cyclone, Destop, Fade One, Niko, Made, Ra, Uno…) ainsi que quelques graphistes moins connus que je suis heureux de voir reconnus à leur juste valeur, comme Orhan. Leurs œuvres sont présentées dans des dimensions variées avec une mise en page soignée et éminemment pro.

Physiquement le livre est un bel objet avec sa couverture en simili tissu embossé. L’intérieur n’est pas en reste avec du beau papier épais et une impression très propre. Pour les amateurs de chiffres, le tout fait 216 pages, compte 400 illustrations, mesure 24 × 30,5 cm et est sorti de presse quelque part en Pologne. Petit détail pour les non-anglophones, le livre est uniquement disponible en anglais même si les textes sont généralement faciles d’approche. Le prix est assez élevé (autour de 35 euros auxquels il a fallu ajouter des frais de port assez lourds) mais semble justifié au vu du résultat. C’est un beau livre qui ne déparera pas dans la bibliothèque d’un homme ou d’une femme de goût 😉

Une réimpression semble prévue pour ceux qui ont manqué le Kickstarter d’origine ou attendaient de voir le projet se concrétiser avant de sauter le pas. Un deuxième volume consacré aux images en 16 couleurs et moins (C64, ZX Spectrum ou CPC) est également annoncé.

The Masters of Pixel Art