16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Je programme mon micro en 1983

Dans les années 1980, des petits ouvrages de quelques dizaines de pages se chargeaient d’initier les enthousiastes de l’époque à la programmation par le biais de listings en BASIC (ou en assembleur pour les plus doués) et de quelques pages de théorie pour faire bonne mesure. Dans « Jeux électroniques SPACEGAMES« , traduit de l’anglais et publié par Hachette en 1983, on trouve des versions simplifiées des jeux populaires d’alors (comme Lunar Lander) avec des noms évocateurs comme « Les monstres de Galacticon » ou « La vallée de la mort« . La fin de l’ouvrage est occupée par une double page intitulée « la programmation est un jeu d’enfant » et un petit lexique BASIC, avec les particularités de chaque ordinateur.

J’aime bien la couverture ; ce genre d’image de science fiction avec ses gros vaisseaux colorés est un grand classique de cette période où la conquête spatiale à grande échelle paraissait encore à portée de main, héritage des progrès rapides dans ce domaine lors des décennies précédentes. Par la suite la science-fiction deviendra un peu plus codifiée et scientifiquement correcte, mais aussi plus lointaine et probablement un peu monotone.

A noter aussi l’usage du terme « jeu électronique » pour désigner des jeux pour micro ordinateurs, la distinction sémantique n’ayant probablement pas encore été faite. Le quatrième de couverture vaut aussi le détour, avec des termes maintenant surannés comme le très classique « micro » et, plus original, le terme de  « vidéo » pour désigner un jeu électronique (« Comment jouer avec son ordinateur et sa vidéo »).