16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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The Den, pixel art pour Atari STE

Une fois la décision prise d’assister à la demoparty Silly Venture qui s’est tenue à Gdansk en Pologne du 8 au 10 décembre, je ne voulais pas arriver les mains vides (même si j’avais déjà une démo Atari 2600 sur le feu), en particulier pour la compétition de graphs Atari ST dans laquelle j’ai eu l’occasion de participer en 2014 et 2016. Cette année ma contribution a terminé deuxième derrière une image de Carrion que je trouve très réussie.

The Den, Atari STE pixel art

The Den, image Atari STE pour la Silly Venture 2017 (taille doublée)

En plus d’être de saison, le thème me trottait dans la tête depuis longtemps, au point où j’avais envisagé de préparer une image un peu similaire, même si plus champêtre et plus estivale, pour la précédente édition de la Silly Venture.

Comme d’habitude pour la machine, l’image est en 320×200 pixels en 16 couleurs grace à la palette étendue de l’Atari STE (16 niveaux par composante rouge, verte et bleue pour un total de 4096 couleurs, à comparer aux maigres 512 couleurs des ST et STF). Le travail a pris à peu près 20 heures des premières ébauches sur papier jusqu’à l’image finale.

Pour la première fois pour moi, j’ai enregistré la totalité du processus de création en faisant une capture d’écran de Grafx2 toutes les deux secondes. Après la conversion des quelques 29000 images en une petite vidéo de 17 minutes, vous pouvez maintenant avoir un aperçu ma façon de travailler en 50 fois plus rapide. La bande son provient elle des diskmags Imphobia que je lisais il y a une vingtaine d’années et dont les musiques m’ont marqué durablement (pas trop de séquelles à part ça, merci).

Pour compenser mes lacunes en perspective et m’assurer que l’agencement de la pièce était physiquement possible en trois dimensions, j’ai utilisé comme référence un rendu 3D des formes de base, d’où la présence de la grille en début de vidéo quand j’esquisse les meubles.

L’avantage de ce genre de vidéo je pense est de se rappeler que les premières étapes d’un processus créatif ressemblent rarement à grand chose et que ce n’est qu’avec de l’huile de coude et de la patience qu’on arrive petit à petit à obtenir un résultat correct. L’important est donc de persévérer, comme l’écrivait si bien Boileau :

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

J’en profite pour vous souhaiter une bonne année 2018 à tous ! Si j’avais un vœu à formuler pour cette nouvelle année, ce serait de pouvoir dessiner aussi vite que sur la vidéo ci-dessus 🙂

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Low Poly Memories, GIF animé pour la Revision 2017

Ce petit billet est consacré à ma deuxième release lors de la Revision 2017. La party organise traditionnellement une compétition de GIF animés, dont les règles sont les suivantes : résolution imposée de 640×360 et taille maximale de 2 Mo.

M’étant occupé en priorité de mon image en pixel art, j’ai commencé à préparer cette animation un peu à la dernière minute – l’avant veille du début de la Revision pour être exact­­­ ! Heureusement la réalisation a été à peu près aussi rapide qu’espérée puisque les objets 3D sont très basiques et sans textures à proprement parler. C’est d’ailleurs ce style graphique et l’absence d’antialiasing qui a permis de caser le maximum d’étapes d’animation dans la limite des 2 Mo.

Un des éléments pour lequel j’ai tâtonné fut en fait la génération de l’animation du tunnel qui devait durer exactement 30 frames pour qu’elle boucle de manière synchronisée avec le reste. Vu mes maigres connaissances en programmation, j’ai dû me résoudre à simuler cet effet 2D avec de la 3D, en déplaçant une texture sur un cylindre aplati.

Puis survint une mauvaise surprise dans la dernière ligne droite : la réalisation à minuit passé que Blender ne supporte pas les textures animés quand on utilise OpenGL Render Animation (qui capture juste les frames rendues en OpenGL, donc très rapide). La mort dans l’âme, j’ai été contraint de faire manuellement un rendu OpenGL pour chacune des 120 images, opération qui s’est terminée dans la douleur vers 2h du matin le jour où commençait la Revision. Tout ça n’aura pas été en vain puisque l’animation a terminé 3e dans la catégorie 🙂

Exocet - Low Poly Memories (Revision 2017 Animated GIF competition)

Low Poly Memories sur Demozoo


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Bus londonien en 3D low poly

Voici une conversion 3D de mon bus londonien en pixel art, un petit projet rapide mais très satisfaisant.

Le bus fait tout juste 100 triangles, plus une autre centaine pour le contour type cel-shading, et utilise une texture réalisée avec Grafx2 de 64×64 pixels en 25 couleurs + transparence.

Bus londonien 3D low poly

Pour les contours autour de l’objet, j’ai eu recours à la technique utilisée par la plupart des premiers jeux en cel-shading comme Jet Set Radio : on duplique l’objet, on le gonfle un peu (Push modifier dans 3ds Max, Push/Pull dans Tools>Transform dans Blender), on lui donne une couleur sombre, on  inverse les normales et on active le backface culling, et c’est tout ! La méthode manque de finesse mais ça marche à peu près correctement 🙂

LondonBus3DAnimL’animation a été capturée directement dans le viewport de Blender avec Render > OpenGL Render Animation. Pour éviter que les textures en pixel art soient floues, il faut désactiver le texture filtering dans le viewport, ce qui se fait dans les Préférences (System > OpenGL > décocher Mipmaps).  Il est aussi préférable d’activer l’antialiasing dans le viewport pour un résultat plus propre, ça se règle directement dans le panneau de contrôle de la carte vidéo.

Je trouve le résultat final très sympa, particulièrement pour un projet aussi court, et à côté la version 2D du bus semble un peu plan-plan. La texture en basse résolution avec ses gros pixels bien nets donne vraiment un style à part (si tant est que ce ne soit pas que de la nostalgie !). En comparaison, ma Lada 3D avec sa texture en 256×256 fait un peu fouillis.

Voir le bus en 3D sur Sketchfab.

 


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Lada low poly avec Blender

En tant qu’amateur de belles mécaniques et de muscle cars, modéliser une Lada 2101 « Jigouli » en low poly me titillait depuis quelques temps. Voici le résultat avec 716 triangles, une texture de 256×256 et une once de tuning.

lada-low-poly

Cela aura aussi été l’occasion de travailler sur un projet complet avec Blender et de familiariser avec l’usage du logiciel dans des conditions « réelles », en lieu et place de 3DS Max auquel je suis habitué. Les débuts ont été fastidieux, l’interface de Blender étant originale et souvent déroutante. Avec la pratique, on s’y habitue très bien puisque tout est assez logique en définitive. Côté modélisation je dois même avouer que j’ai été agréablement surpris : une fois quelques astuces assimilées, beaucoup d’outils sont plus efficaces que leurs équivalents sur Max. Pour le texturage (du moins pour l’usage que j’en ai fait : du low-poly où chaque point UV doit être placé précisément), les choses sont plus rudimentaires mais rien de rédhibitoire. L’absence de support des fichiers PSD (Photoshop) devrait elle être corrigée lors de la sortie très prochaine de Blender 2.70.

Lada_2101_low_poly_3D_Blender

Pour mon prochain projet 3D, je pense que je m’orienterai plutôt vers du super low poly avec de petites textures en pixel art, comme mon tank MGT, ou alors quelque chose avec un peu plus de polygones et de résolution de texture qui me permettra de m’amuser un peu avec des shaders.

Voir la Lada low poly sur Sketchfab