16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Frogger’s Crackout (Windows), l’hybride improbable

Frogger's Crackout (Windows)

J’ai découvert récemment que Konami avait sorti en 2013 un jeu inédit utilisant la licence Frogger. Si tout le monde ou presque connaît l’original qui fut un énorme succès en arcade en 1981, le jeu a connu de nombreuses suites sur à peu près tous les supports imaginables. La plupart ne s’éloignent pas trop du concept d’origine mais plus récemment des titres plus expérimentaux ont aussi vu le jour, comme les Frogger’s Adventures sur Game Boy Advance (plateforme), Frogger: Helmet Chaos sur PSP et DS (plateforme également) ou Frogger: Beats n’ Bounces sur mobile (action/rythme, signé feu Konami Digital Entertainment Paris).

Sorte d’OVNI vidéoludique développé par les équipes japonaises de Konami, Frogger’s Crackout va encore un peu plus loin puisqu’il s’agit d’un jeu de casse-briques dans lequel la connexion avec le Frogger d’origine semble ténue… Plus étrange encore, le jeu propose un gameplay tactile et semble taillé pour le mobile mais n’est disponible que sur PC via le Windows Store (en tant que « Windows App »), faisant l’impasse sur les marchés de niche que sont iOS et Android 😉

Le gameplay est proche d’un casse-briques traditionnel dans lequel Frogger jouerait le rôle de la balle, si ce n’est que le système de contrôle est assez original : la raquette est ici connecté à des élastiques qui la transforment plus ou moins en lance-pierre. Par conséquent, la raquette est automatiquement ramenée au centre de l’écran après un tir et la balle est toujours immobilisée au contact de celle-ci. La raison derrière ce changement est de toute évidence de rendre le jeu plus maniable sur un écran tactile, mais sur un PC non-tactile, seule configuration sur laquelle j’ai pu tester le jeu, la maniabilité à la souris est délicate et clairement inférieure à celle d’un casse-briques classique. Une autre originalité qui elle est plutôt bien trouvée puisqu’elle s’intègre parfaitement dans le thème et le gameplay, est l’évolution du personnage de Frogger : on commence le jeu sous la forme d’un vulgaire têtard, et on évolue par étape vers un état de grenouille adulte avec la vitesse de la balle qui augmente à chaque fois.

Frogger’s Crackout est le fruit d’un croisement étrange dont on imagine qu’il n’aura probablement pas de descendance. Malgré de bonnes idées et une réalisation propre, le concept reste un peu bancal et la maniabilité ne doit être assez satisfaisante qu’avec un écran tactile. Étant uniquement disponible sur le Windows Store, le jeu reste relativement peu connu et on peut supposer sans trop prendre de risques que le retour sur investissement a dû être modeste. J’en ai d’ailleurs profité pour l’ajouter sur Mobygames avant que toute trace du jeu disparaisse d’Internet.

Télécharger Frogger’s Crackout sur le Windows Store

 


3 Commentaires

Vieux jeux en vrac : Lemmings Paintball, Krakout Unlimited, Platypus (Windows)

  • Lemmings Paintball (1996)

Commençons par ce titre assez peu connu de la série Lemmings, développé par Visual Sciences (basé à Dundee, en Écosse) et édité par le regretté Psygnosis. Je m’attendais un peu au pire, étant donné que la connexion entre les rongeurs suicidaires et le paintball n’est pas évidente au premier abord, mais le jeu fonctionne en fait très bien. Pour simplifier énormément, il s’agit d’un mélange de Canon Fodder et de The Lost Vikings, transposé dans l’univers farfelu des Lemmings.

Lemmings Paintball

Concrètement, le but de chaque niveau est de capturer un ou plusieurs drapeaux en dirigeant jusqu’à quatre lemmings. Ces derniers sont équipés de pistolets de paintball pour éliminer les odieux lemmings à robe rouge qui se mettront sur leur route. Les niveaux regorgent évidemment de leviers à actionner, de plateformes qui montent et qui descendent et autres trampolines. Pour en venir à bout, on devra utiliser les unités disponibles à tour de rôle et à bon escient, comme en chargeant un lemming de maintenir une porte ouverte pendant que l’autre s’occupe d’éliminer les ennemis. Comme dans le Lemmings original, un certain nombre de pertes est autorisé, et on peut donc terminer un niveau avec uniquement 50% de taux de survie, par exemple.

Lemmings PaintballJe note juste deux petits accrocs : le pathfinding souvent déficient, qui oblige à multiplier les clics, et la sauvegarde par mot de passe, difficilement supportable aujourd’hui.

Rien à redire par contre sur la prise en main à la souris qui est intuitive et efficace. Les graphismes en pixel art (le jeu tourne en 320×240, sauf les menus en 640×480) sont également d’un bon niveau, en particulier les animations des lemmings. Le jeu dispose également d’un petit film d’introduction en pâte à modeler, ce qui est toujours très sympa à regarder.

A noter également, la présence du Lemmings « classique » version Windows 95 sur le disque. Merci, m’sieur Psygnosis.

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