16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Ma sélection de jeux mobile de cette année

À côté des milliards de jeux parfaitement dispensables qu’on trouve sur l’App Store et le Play Store, on peut aussi tomber sur des titres qui fleurent bon l’amour du travail bien fait et le respect du joueur. Voici un petit aperçu, classé par ordre de complexité, des jeux mobile auxquels j’ai le plus joué cette année et que je regarde avec une lueur de tendresse dans les yeux dans le rétroviseur où apparaît l’année 2019. Je ne me suis pas limité aux titres sortis dans les 12 derniers mois, la plupart datent même en fait de quelques années. Comme chacun sait, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.


PAKO Forever : la police au derrière

Commençons par un petit jeu qui provient d’une petite équipe finlandaise et qui occupera parfaitement des pauses de quelques minutes. Le concept est simplissime : dans la peau d’un fugitif, vous devez éviter les véhicules de police qui se ruent sur vous de tous les côtés. Le contrôle de la voiture se limite à tourner à droite ou à gauche, l’accélération est automatique et bloquée en position « pied au plancher ». La maniabilité est bien réglée, les graphismes ont une bonne tête et sont très lisibles, chaque partie est unique et se termine généralement très rapidement (tenir quelques dizaines de secondes est un excellent résultat) et il y a une tonne de nouveaux véhicules, décors et bonus plus ou moins loufoques à débloquer.

PAKO Forever sur Google Play / l’App Store

Deep Loot : collectionnez-les tous 

Dans un style plus contemplatif, Deep Loot saura répondre à vos crises de collectionnite aiguë. Dans la peau d’un plongeur initialement sans le sou, vous devez explorer les fonds marins pour y découvrir le maximum de reliques. Le jeu se joue comme une sorte de roguelike mélangé à un jeu d’exploration minière à la Motherload ou Gem Miner : la carte est générée de manière aléatoire et les parties sont toujours très courtes, le nombre de déplacements étant fixé par la réserve d’oxygène. Une fois cette dernière épuisée, le plongeur remonte automatiquement à la surface. Évidemment, on peut améliorer et customiser son plongeur et son bateau de mille façons, ce qui permet de pouvoir s’aventurer à des profondeurs plus importantes pour y trouver des ressources plus rares. Le jeu est relativement ancien puisque sorti en 2014 et est la création d’un seul développeur britannique.

Deep Loot sur Google Play / l’App Store

Pocket Trains : à lui de vous faire préférer le train

Passons aux choses sérieuses ! Avec Pocket Train, les Canadiens de NimbleBit nous proposent un jeu de type tycoon consacré à la construction d’un empire ferroviaire. Le joueur se voit confier quelques lignes en Europe et une poignée de locomotives à vapeur avec le modeste objectif de conquérir le monde ! Dans chaque gare on peut attacher et détacher des wagons de marchandises aux motrices et les envoyer vers leur destination. L’argent récolté sert à construire de nouvelles lignes et à débloquer des locomotives de plus en plus puissantes. Même si le jeu devient un peu fastidieux à terme, les premières dizaines d’heures sont très divertissantes et regarder ses petits trains transporter leurs cargaisons de Lisbonne à Vladivostok ou de Reykjavik au Cap (oui, il existe des tunnels ferroviaires entre l’Islande et l’Écosse et entre l’Espagne et le Maroc apparemment) est beaucoup plus relaxant qu’on pourrait l’imaginer.

Pocket Trains sur Google Play / l’App Store

Mindustry : passion tapis roulants

Si on avait encore le bénéfice du doute avec Pocket Train, avec Mindustry on s’aventure clairement dans le domaine des jeux principalement pour vieux geeks barbus. Le jeu est un tower defense futuriste avec un énorme volet gestion de chaîne d’approvisionnement qui rappellera un certain Factorio. Le jeu est très riche (campagne avec plein de cartes à débloquer, nombreuses ressources à mettre à profit, tech tree bien touffu qui donne accès à des dizaines de bâtiments, mode multijoueur…) mais est en plus extensible avec son éditeur de cartes et la prise en charge des mods. Malgré cette complexité, il reste très accessible grâce à un tutoriel clair, une interface bien pensée et au déblocage progressif des éléments les plus complexes. Mindustry est développé en open source par une seule personne et est vendu pour la modique somme de nada sur Android et une poignée d’euros sur iOS et PC. On peut facilement s’occuper plusieurs dizaines d’heures uniquement avec la campagne et le jeu vous fera presque regretter de ne pas devoir passer plus de temps dans les transports en commun.

Mindustry sur Google Play / l’App Store / Itch.io / Steam / F-Droid


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Nouveau jeu Brainbow : Dr Newton, the Great Brain Adventure (Android et iOS)

DrNewtonTheGreatBrainAdventure

Si vous avez aimé Dr Kawashima, Cérébrale Académie ou tout autre jeu d’entraînement cérébral il y a quelques années, vous aimerez probablement le tout nouveau jeu de Brainbow. Le concept est très proche, de petits exercices de brain training à réussir dans un temps imparti, avec néanmoins une petite pincée d’aventure en plus par rapport aux titres de Nintendo.

La partie graphique a été réalisée par Andreas, Nick et moi-même, principalement avec la Creative Suite d’Adobe, mais également Spine dont j’ai parlé auparavant. C’est également notre premier jeu chez Brainbow qui est disponible simultanément sur Android et iOS ! Le jeu est free-to-play avec des micro-transactions.

Télécharger le jeu pour iPhone

Télécharger le jeu pour Android


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Jeu : Heroes of Loot, un Gauntlet néo-rétro (PC, Mac, Linux, Android, iOS)

Illustration Heroes Of Loot

OrangePixel, un studio unipersonnel batave, vient de sortir il y a quelques jours un nouveau titre, Heroes of Loot, auquel j’ai eu l’occasion de jouer pas mal ce week-end, à la fois sur Android et sur Windows.

Heroes of Loot (Android)L’auteur a été très inspiré par l’antique Gauntlet, et il ne s’en cache pas. Heureusement, le titre ne se limite pas à un fade remake, puisqu’au concept d’origine, il ajoute une grosse louche de Rogue-like avec des donjons générés aléatoirement et des héros qui disparaissent définitivement lorsqu’ils sont tués, et une grosse louche de shoot’em up puisqu’on combat les ennemis en les aspergeant copieusement de flèches, hallebardes et autres objets joyeusetés ; le corps-à-corps étant à proscrire. En ce sens, le jeu m’a un peu rappelé le « MMO bullet hell shooter » Realm of the Mad God, même si le nombre de projectiles et l’aspect shooting sont bien moindres dans Heroes of Loot.

Le jeu offre le choix entre 4 personnages (elfe, guerrier, mage et Valkyrie, incidemment les même que dans Gauntlet) mais la différence semble surtout visuelle. Ils sont mis à contribution par les petites cinématiques plutôt drôles qui apparaissent régulièrement et permettent de donner un peu de personnalité au jeu.

Heroes of Loot (Android)Visuellement c’est du rétro pur porc, avec des gros pixels bien gras qui ne plairont pas à tout le monde. La maniabilité est parfaite sur PC (configuration recommandée : un PC du 21e siècle, dixit l’auteur) mais un peu brouillonne sur mobile, la faute principalement au pad virtuel auquel j’ai toujours du mal à me faire.  Pour y remédier, la version Android du jeu est compatible avec les pads MOGA. À propos, le jeu est aussi disponible pour les micro-consoles Ouya et Gamestick, qui elles disposent de vraies manettes évidemment.

Heroes of Loot n’est pas parfait, il manque clairement un peu de profondeur (pas de meta-game qui justifie de continuer à aller trucider des monstres à long terme), les effets sonores sont un peu basiques et les quêtes générées automatiquement sont parfois impossibles à réussir, faute de présence de certains éléments à proximité. Que des points qui pourront être corrigés dans de futures mises à jour… enfin je touche du bois.

En l’espèce le jeu permet de faire d’excellentes pauses de quelques dizaines de minutes et sera vite rentabilisé vu la poignée d’euros à laquelle il est proposé. En bonus on aura le plaisir de soutenir le gros travail et la passion de l’auteur qui a réalisé le jeu en solo et a réussi à le sortir en simultanée sur un nombre impressionnant de plateformes .

Visiter le site web de Heroes of Loot


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Connecter un smartphone aux enceintes sans-fil Saitek A-250

J’avais fait l’achat il y a bien 6 ou 7 ans d’enceintes sans-fil A-250 de la marque Saitek. A l’époque j’avais été séduit par le concept novateur et le design original du produit. Je m’en servais pour diffuser la musique de mon PC dans d’autres pièces et cela nécessitait la connexion d’un petit émetteur sur un des port USB de l’ordinateur.

J’ai récemment découvert que le couple enceintes/émetteur utilisait en fait la technologie Bluetooth pour communiquer. Ceci aidant, il est en théorie possible d’utiliser les enceintes sans l’émetteur avec n’importe quel appareil qui supporte la norme Bluetooth, à savoir la quasi-totalité des ordinateurs portables, smartphones et tablettes du marché.

Quelques étapes suffisent :

  • Après avoir allumé les enceintes, rechercher sur son smartphone les périphériques Bluetooth à proximité. Les enceintes apparaîtront sous l’identifiant « DM03-SINK ».
  • Sur les enceintes, appuyer sur les touches « Piste Suivante » et « Piste Précédente » simultanément pendant quelques secondes, à la suite de quoi les enceintes passent en mode pairing (association).
  • Sur le smartphone, appuyer sur l’identifiant des enceintes. Un code sera demandé, entrer 8888. À partir de ce moment là, normalement le son du smartphone sera transmis aux enceintes.

Les nouveaux meilleurs amis

J’ai moi même fait l’essai avec un Nexus 4 et la manip fonctionne parfaitement. Une telle facilité est d’autant plus surprenante que lors de la conception de ces enceintes, ni Android ni l’iPhone n’existaient, mais le choix d’une technologie standard comme le Bluetooth aura permis à ce produit d’être future proof, comme on dit. On peut sûrement y voir la marque d’une conception intelligente du matériel qui est à mettre au crédit de Saitek. Dommage que la marque ne semble plus être que l’ombre d’elle même depuis son rachat par Mad Catz en 2007.


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Jeu : Blendoku (Android et iOS)

Petite découverte du moment : Blendoku est un jeu qui consiste à ordonner en dégradés et de manière logique des blocs de couleur. Un principe simplissime mis en oeuvre très élégamment qui saura séduire les personnes à l’œil acéré et tout particulièrement les adeptes du pixel art en manque de palette 🙂

Blendoku

Les visuels aussi minimalistes que possible permettent de se concentrer entièrement sur les nuances de couleur. La prise est main est efficace avec comme unique regret le fait que le jeu ne soit pas jouable en mode portrait, toujours plus pratique sur mobile à la différence des tablettes.

Les fonctions sociales ou multijoueurs sont elles aussi réduites à leur plus simple expression, avec uniquement le temps moyen pour l’ensemble des joueurs qui s’affiche après chaque niveau complété et fournit une bonne motivation pour être le plus rapide possible et ainsi meilleur que la moyenne.

Le jeu est gratuit avec des achats in-app  pour obtenir plus de niveaux ou d’indices, et tout achat désactive également la publicité. Les 475 niveaux fournis gratuitement permettent déjà de s’occuper un long moment, même si 75 d’entre eux (les niveaux « master ») sont plutôt destinés aux tablettes du fait de la petite taille des blocs.

Blendoku

Mise à jour du 20 mai 2013 : la dernière version de Blendoku permet à présent de jouer en mode portrait.

Télécharger Blendoku pour Android

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6 Numbers, le nouveau jeu de Brainbow

6 Numbers

Peu de temps avant l’annonce de sa première levée de fonds, Brainbow a lancé le premier jeu dans lequel j’aurai été impliqué dès le début : 6 Numbers.

Comme Brainbow Numbers auparavant, le principe repose toujours sur le calcul mental et donc il est fortement conseillé d’aimer les chiffres !  Les problèmes sont cette fois présentés de manière différente, avec une succession des niveaux à franchir qui permet aussi de facilement comparer sa progression avec celle de ses amis Facebook.

6 Numbers

Le jeu est gratuit et disponible sur iPhone et iPad uniquement pour l’instant, mais une version Android est à l’étude. Nous travaillons déjà sur le prochain titre de Brainbow qui s’annonce complètement différent et plus substantiel graphiquement.

Télécharger 6 Numbers pour iOS


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Jeu : Fishing Joy (iOS et Android)

Pour ce premier billet de l’année 2013, penchons-nous sur le gros succès chinois du moment sur mobiles : Fishing Joy (disponible sur l’Apple App Store et Google Play). Pour situer un peu les choses, fin novembre 2012 le jeu avait dépassé les 120 millions de téléchargements et générait 1,6 millions de dollars de recettes chaque mois, uniquement sur le marché chinois et uniquement sur Android, deux caractéristiques qui sont généralement associées à une monétisation modeste. Punchbox, le développeur basé à Beijing et filiale du groupe Chukong (15 millions de dollars levés en 2011), prouve donc que le marché chinois des applications mobiles peut s’avérer très lucratif.

Fishing Joy sur iPad

Le jeu est dédié à la pêche tendance industrielle, puisqu’au cours d’une partie c’est par centaine qu’on jettera ses filets sur d’innocents poissons et tortues de toute taille. Plusieurs types de filets sont proposés, les plus chers offrant évidemment plus de chances de pêcher autre chose que de la friture, et donc de faire potentiellement un profit. La réussite d’une capture comporte volontairement une (grosse) part de chance, d’autant plus que les caractéristiques de chaque filet ne sont jamais réellement expliquées, rendant les choses quelque peu confuses. Par contre La présence d’un mode deux joueurs en split screen est un vrai plus, surtout sur iPad. Évidemment free-to-play, le jeu est monétisé par la publicité et la vente de pièces et d’armes spéciales, le capital du début finissant par être épuisé pour les pêcheurs malchanceux.

Borne d'arcade jeu de pêcheMême si la réalisation est classique, le résultat est très propre, avec des graphismes colorés de bonne qualité et des animations soignées. L’ambiance générale est plutôt relaxante, juste un peu gâchée par le bruit des pièces récoltées qui trahissent les origines du titre. En effet, avant d’arriver sur mobile, ce type de jeu s’est d’abord développé dans les salles d’arcade du pays avec des tables pouvant accueillir jusqu’à six joueurs et de vrais jetons métalliques à gagner. Le genre est toujours extrêmement populaire mais son succès s’explique aussi par le fait beaucoup y jouent pour de l’argent, malgré que ce soit évidemment interdit par les autorités chinoises.

A noter également que Punchbox vient de sortir Pocket Climber sur iOS, adapté des jeux japonais Crazy Climber mais à la sauce Temple Run. Le titre est très proche visuellement du remake Wii sorti en 2007 et malheureusement bien moins agréable à l’oeil que Fishing Joy.


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La montée en puissance du free-to-play sur iPhone et iPad

Le basculement est achevé au sein de la galaxie des applications iOS (iPhone et iPad) : lorsqu’on l’on observe le classement des jeux par chiffre d’affaire généré (most grossing apps) sur App Annie, il apparaît qu’à present une majorité (55-60%) des titres est gratuite et monétisée par le biais de micro-transactions « in-app« . Une autre part du classement (15-20%) est constituée de jeux payants, mais qui ont aussi recours aux micro-transactions comme vecteur supplémentaire de monétisation. La part des jeux purement « premium » (paiement lors de l’achat initial uniquement) est maintenant relativement réduite (20-30%) alors qu’il s’agit du mode de commercialisation classique des jeux vidéo.

Mode de monétisation des 100 jeux ayant généré le plus de chiffre d'affaires aux Etats-Unis le 20 septembre 2011

La plupart des jeux premiums du classement peuvent en fait être répartis dans quelques catégories :

  • des titres originaires de l’écosystème console ou PC (Street Fighter, FIFA, Tetris, Machinarium, Infinity Blade, Final Fantasy, Pirates!)
  • des jeux basés sur des licences qui ont pu se faire un nom avant l’avènement du free-to-play (Angry Birds, Fruit Ninja, Flight Control, Doodle Jump)
  • des adaptations de jeux de société peu adaptés au free-to-play (Monopoly, Risk, t Chess Pro)
  • des jeux supportés par du marketing tendance artillerie lourde (titres de Gameloft et Chilingo)

Alors évidemment, je me garderai de tirer des conclusions hâtives en me basant sur les 100 meilleures ventes d’un seul jour dans un seul pays et sur un seul support, mais je pense que cela donne une bonne indication de la direction que prend le marché, particulièrement dans les pays émergents. À noter aussi que la frontière free-to-play/premium est parfois assez floue, comme pour ces titres de Big Fish Games gratuits mais dont le déblocage de la version complète coûte 6 ou 7 dollars. Dans ce cas on est plutôt en présence de la démo d’un jeu classique que d’un titre conçu avec les micro-transactions en tête.

Évidemment, tout ceci ne laisse en rien présager de la rentabilité de tel ou tel titre, mais cela donne une idée de la façon dont les joueurs préfèrent dépenser leur argent à présent. Cela permet aussi de prendre conscience qu’un développeur indépendant souhaitant commercialiser un jeu iOS uniquement de façon premium aujourd’hui a intérêt de disposer d’arguments béton.