16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Les magazines informatique du siècle dernier : Free Log et Okaz

Free-Log-Okaz-magazines

Free Log était un magazine consacré à « l’actu du shareware et du CD-ROM » mais aussi très axé création d’après l’unique exemplaire dont je dispose, le numéro 2 de Février 1995. On y trouve en effet des articles sur le graphisme (les 20 meilleurs logiciels de traitement d’images sous DOS et Windows 3.1), la démoscène (reportage sur The Party 4 écrit par un certain Odace of Laxity, visible ci-dessous), les jeux commerciaux ou indépendants (UFO Enemy Unknown, les shoot’em ups shareware) et le business (comment créer un shareware). Des thèmes en fait très proches de ceux que j’aborde sur 16 Couleurs, peut-être fût-ce une inspiration inconsciente ?

En tout cas j’avais vraiment aimé l’article sur The Party 4, très spontané même si entaché de quelques grosses fautes, et le ton général du magazine, mature mais décontracté. Je dispose par contre d’assez peu d’informations sur Free Log, en particulier sur le nombre de numéros parus et sur la présence systématique ou non de la rubrique démoscène . Le magazine était fin (32 pages) et fourni avec un coupon qui permettait d’obtenir une disquette parmi les 4 proposées, en payant juste les frais de port. J’avais évidemment opté pour la disquette avec les productions de The Party 4, qui furent les premières intros 64 ko que je découvris sur PC. Le titre fut relancé en février 1999 avec une partie de l’équipe et un CD-ROM gratuit. Il paraît d’ailleurs toujours puisque le numéro 131 est actuellement en kiosque.

Voici également un extrait du numéro 1 d’Okaz de juin 1997, un magazine au format A5 d’une soixantaine de pages qui se spécialisait dans les petites annonces autour du jeu vidéo, une approche complètement inimaginable aujourd’hui avec Internet. Outre des centaines de petites annonces, on y trouvait un peu de rédactionnel : un reportage sur le Tokyo Game Show et des articles sur les magasins d’occasion, sur le phénomène Playstation ou sur les meilleurs jeux PC d’occasion (Warcraft 2, Heroes of Might and Magic, Civilisation, Discworld, Dune 2…). Une cote des consoles et ordinateurs en 1997 est également incluse (voir ci-dessous), le genre d’information qu’il est toujours intéressant de comparer à la situation actuelle pour avoir une idée de l’évolution de l’offre et la demande. On note au passage une superbe mention de la « Sega CD 32 ». Attention, outre la conversion des francs vers les euros, il faut ajouter 30% d’inflation : 500 FF de 1997 équivalent aujourd’hui à 76 euros sans l’inflation, mais à 99 euros une fois celle-ci prise en compte.

Je remarque également que le chef de rubrique du magazine était un certain Olivier Aichelbaum, qu’on retrouvera quelques années plus tard comme fondateur d’ACBM, société éditrice des mythiques Le Virus Informatique (qui vient de reparaître après 10 ans d’absence !), Les Puces Informatiques proposant d’ailleurs un concept assez proche de celui d’Okaz, Pirates Magazine et Pocket Videogames.


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Computer Graphics and Art, un aperçu de la création numérique dans les années 70

Je suis récemment tombé lors de mes déambulations dans une contre-allée des autoroutes de l’information sur les scans d’un magazine américain appelé Computer Graphics and Art dont 12 numéros parurent entre 1976 et 1978. La qualité d’impression est moyenne mais on peut y découvrir des reproductions d’œuvres numériques qui doivent être parmi les premières à se considérer comme telles.

On est là en présence du travail de véritables pionniers, puisqu’outre les contraintes techniques de la fin des années 70 qu’on imagine sans peine être considérables, l’absence (ou les limitations) de tout outil dédié au dessin sur ordinateur nécessitait d’avoir recours à la programmation pour afficher le moindre point sur l’écran. On trouve d’ailleurs le code source de certaines images dans les pages du magazine. Quelques articles font néanmoins état de l’arrivée des premiers créateurs aux ambitions plus artistiques que techniques, capables néanmoins de mettre les mains dans le cambouis pour obtenir le résultat escompté.

Les formes géométriques et minimalistes de certaines images ne sont pas sans rappeler le film Tron (1982), certains jeux du début des années 80, ou même des effets bien connus des amateurs de démos.

Tous les numéros (sauf le premier, introuvable jusqu’ici) sont disponibles au format PDF sur le site de The ReCode Project, qui propose par ailleurs des re-créations, à l’identique ou «améliorées», de ces images avec le langage Processing. Certaines sont visibles directement dans le navigateur, d’autres nécessitent l’environnement de développement de Processing. Je ne peux que tirer mon chapeau aux responsables de cette initiative qui vise à préserver un petit bout de notre patrimoine numérique.

The ReCode Project – an active archive of computer art.