16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Forever 2017 : 8 bits et pas un de plus

Le week-end dernier se tenait la Forever 2017, traditionnelle demoparty exclusivement 8 bit qui se tient tous les ans depuis l’an 2000 en Slovaquie. Emplacement géographique oblige, l’événement est plutôt axé ZX Spectrum et Atari XL/XE avec une pincée de C64. Depuis quelques années on y découvre aussi généralement quelques productions Thomson. Cette année j’ai été plutôt productif puisque j’ai trouvé le temps de travailler sur 3 productions.

TO8 deMODed?

TO8 deMODed?

Commençons par le plus intéressant : un music-disk pour Thomson TO8/TO9, le premier depuis la sortie des machines il y a 30 ans ! L’absence de puce dédiée pour le son sur les Thomson rend très difficile la production de la moindre musique correcte, mais le group Puls a non seulement relevé le défi, mais en a profité pour trouver le moyen de jouer des fichiers MOD en provenance de l’Amiga ! Évidemment la qualité sonore est inférieure à celle d’un Amiga puisqu’on passe de samples en 8 bit et 28 kHz joué sur quatre canaux à du 4 bit et 5 kHz combiné sur une seule voie. Le résultat reste tout à fait écoutable et l’exploit technique est bien réel puisqu’on se retrouve avec un ordinateur 8 bit qui peut jouer plus d’une heure des meilleures musiques de l’Amiga à partir d’une seule disquette. Je vous conseille d’ailleurs de lire le compte-rendu plus en détail sur le site de Puls. Je me suis pour ma part chargé des visuels de l’interface en mode 320×200 avec les contraintes de bloc habituelles sur Thomson (deux couleurs maximum par bloc de 8×1 pixels). Par manque de temps j’ai utilisé des polices existantes : la très sympa 04b_11 par Yuji Oshimoto pour la liste des morceaux et une légère modification de Hand of Sean par Sean Johnson pour le titre.

Côté émulateurs, DCMOTO et Teo donnent de bons résultats. Il existe même un exécutable Windows qui permet de lancer le music-disk sans avoir à configurer l’émulateur.

 

Gone Fishin’

Gone Fishin' (Thomson TO8/TO9)

Une image réalisée pour la compétition « Other 8 bit GFX » dans le mode 160×200 avec 16 couleurs choisies parmi une palette de 4096. J’étais parti sur quelque chose de beaucoup plus complexe initialement, mais le manque de temps m’a fait changer de direction, sûrement pour le mieux.

 

Mad Deuche

Une autre image réalisée en vitesse, plutôt dans une optique « compo filler ». Là c’est du 320×200 16 couleurs, avec les contraintes de bloc habituelles mais avec la palette fixe du MO5. Il est probablement utile de préciser à ce stade que le thème de la party était « Mad Max the 8 bit road ». Bizarrement c’est cette image complétée en deux heures et demie qui aura eu les faveurs du public et qui termine première de la catégorie. Personnellement je préfère de loin celle du dessus mais les votes lors des demoparties révèlent souvent des surprises.

 

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8 BIT 4 LIFE (pixel art Thomson)

Le week-end dernier se déroulait la Forever 17, une démo party slovaque exclusivement 8 bit (principalement ZX Spectrum, Atari 8 bit et C64). Ne manquant jamais une occasion de promouvoir la French Tech des années 80, j’en ai profité pour y présenter une image au format Thomson appelée 8 BIT 4 LIFE :

8 BIT 4 LIFE (200%)  - pixel art Thomson

Les connaisseurs auront reconnu le mode 160 × 200 en 16 couleurs à choisir dans une palette de 4096, le tout sans contrainte de blocs. Aussi connu sous le nom de Bitmap 16, ce mode graphique assez remarquable pour une machine 8 bit est disponible uniquement sur les machines de deuxième génération, à savoir les MO6, TO8 et TO9.

La méthode de travail a été la même que pour mes précédentes images Thomson : 99% du boulot a été réalisé avec GrafX2 (choisir « wide 4×2 » pour la taille des pixels dans les paramètres de l’écran), le reste avec tga2teo pour définir une palette de couleurs compatible avec celle du TO8. La palette Thomson a la particularité de comporter très peu de teintes sombres, j’ai donc opté pour une ambiance assez lumineuse ici.

Jetez un coup d’œil en fin d’article pour quelques étapes de la réalisation de l’image. Le travail fut concentré sur seulement trois soirées, donc rien de bien compliqué cette fois.

Approximation du rendu sur un monitor CRT

Approximation du rendu sur un monitor CRT

À noter que l’image paraît un peu écrasée sur nos écrans modernes : sur un écran cathodique et dans cette résolution, les pixels sont un peu étirés en hauteur et non pas carrés, ce qui donne un résultat comme affiché ci-contre, mais évidemment avec une hauteur régulière pour les pixels.

Deux autres productions Thomson ont vu le jour lors de l’événement : le talentueux groupe Puls nous a gratifié d’une intro 1 ko et surtout de So We Just Buzz, une démo-karaoké inspirée par la musique de Stromae, avec pour la toute première fois une musique 4 voies sur une machine Thomson ! La scène Thomson continue de repousser les limites du possible 😉

Merci au passage à Pulkomandy pour avoir fourni une version auto-exécutable de l’image, conformément au règlement.

8 BIT 4 LIFE pixel art steps (200%)

Mes antécédents sur Thomson:


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From bedrooms to billions, la naissance de l’industrie du jeu vidéo au Royaume-Uni

From-Bedrooms-to-Billions-titre

Les projets Kickstarter que je supporte ne se limitent pas à des jeux auxquels je ne jouerai probablement jamais que quelques heures. On y trouve aussi aussi des documentaires bien ficelés, comme cette longue rétrospective (2 heures et demi quand même pour la version standard) consacré à la naissance de de l’industrie du jeu vidéo au Royaume-Uni : les premiers soubresauts avec la commercialisation de micro-ordinateurs abordables, souvent en kit, comme le ZX 80, les premiers jeux graphiques primitifs sur le ZX 81, puis l’explosion du marché avec l’arrivée du ZX Spectrum qui jeta les bases du business. À partir de ce moment, et à l’incrédulité générale, il fut désormais possible de gagner sa vie, parfois très bien, en créant des jeux vidéo. Cette période allait aussi permettre aux développeurs britanniques d’accumuler l’expérience et le capital qui  leurs permettraient de rayonner mondialement quelques années plus tard sur des machines comme l’Amiga 500 et l’Atari ST.

Le documentaire est principalement constitué d’entretiens avec des acteurs importants de l’époque, comme Peter Molyneux (Populous), David Braben (Elite), Jeff Minter (Tempest 2000 et des jeux psychédéliques avec des chèvres) ou encore Rob Hubbard (musicien à l’origine de nombreuses mélodies inoubliables). Le tout est présenté de manière à peu près chronologique, avec quelques apartés thématiques, par exemple sur la création des premiers éditeurs et distributeurs ou la naissance de la presse spécialisée en Grande Bretagne. La période couverte va du début des années 80 jusqu’aux années 2000, mais en pratique le contenu est principalement consacré aux jeux 8 bit (surtout) et 16 bit. Le reste est évoqué plus brièvement vers la fin, mais est à mon avis moins intéressant de toute façon, la singularité des productions britanniques s’étant progressivement effacée à mesure que les budgets enflaient. La réalisation est très pro, avec des interviews bien filmées, une bande-son soignée, des images d’archives pertinentes et des extraits de jeux toujours en rapport avec les interviews. Pour résumer, du beau boulot des deux réalisateurs, qu’on sent réellement passionnés par le sujet. Leur volonté de faire les choses bien comme il faut explique d’ailleurs probablement le retard subi par le projet.

En étant parfaitement honnête, il faut reconnaître que comparé à la France, la production britannique de jeux 8 bit fut clairement supérieure, à la fois sur le plan qualitatif que quantitatif. Les raisons derrière ce phénomène sont discutables mais voilà mes hypothèses :

  • Une guerre des prix entre les différents acteurs beaucoup plus intense qu’en France, aussi bien sur les machines que les jeux. D’après mes calculs¹, un Spectrum coûtait au Royaume-Uni 40% de moins qu’un MO5 en France, pourtant techniquement inférieur ! On vit également rapidement apparaître de gammes budget outre-Manche avec des titres facturés aussi bas que 2 ou 3 livres. Conséquence : un marché beaucoup plus important qui se professionnalisa rapidement.
  • Une approche et un marketing de Sinclair et Amstrad purement axés sur le potentiel ludique de leurs machines respectives quand les Thomson en France avaient des ambitions plus éducatives (Acorn, très présent dans les établissements scolaires, était plus dans cette optique au Royaume-Uni) qui s’est souvent traduite par des produits bâtards qui ne brillaient ni par leur qualité ludique ni par leurs vertus éducatives.

Sur 16 bit les choses seront différentes, avec la création de nombreux titres exceptionnels des deux côtés de la Manche. En France, citons entre autres Another World, Flashback ou Dune et en Grande Bretagne, Speedball 2, Worms ou Lemmings.

Le documentaire est disponible en téléchargement ici pour une douzaine d’euros et la sortie de la version physique en DVD et Blu-ray est imminente. Je devrais normalement recevoir la mienne sous peu et ce sera sûrement l’occasion d’une mise à jour de ce post.

Mise à jour du 31/12/2014 : Réception du Blu-ray de From Bedrooms to Billions cette semaine ! Belle pochette mais juste le disque à l’intérieur, sans que ce soit vraiment une surprise de nos jours. À noter la présence de sous-titres en anglais, français, allemand, italien, espagnol et portugais. La durée du documentaire est toujours de 149 minutes, avec 13 petites minutes de suppléments pour la version Blu-ray.

Blu-ray de From Bedrooms To Billions

 


  1. Prix du ZX Spectrum au Royaume Uni en 1983 : 125 GBP (385 GBP 2014 / 490 EUR 2014). Prix du MO5 en France en 1984 : 2 390 FF (700 EUR 2014)


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Mockup de Jetpac version Thomson

Jetpac est un jeu de Ultimate Play The Game sorti sur Spectrum, VIC-20 et BBC Micro et qui fut un gros hit en 1983. À regarder des vidéos aujourd’hui, c’est totalement justifié : le jeu est très rapide et réactif, à mille lieux de la plupart des titres 8 bit de l’époque.

Malgré son succès important, le jeu n’a pas vraiment connu de suite à proprement parler, les développeurs préférant s’essayer à d’autres genres de jeux, ce qui est tout à leur honneur. Pour la petite histoire, Ultimate Play The Game deviendra par la suite Rare, studio à la réputation assez légendaire (surtout dans sa période Nintendo du moins) qui sortira finalement en 2007  une version modernisée de Jetpac sur Xbox 360. A côté de ça, on compte bien sûr de nombreux clones et hommages sur de multiples plateformes, dont dernièrement une version Atari Jaguar par les fanatiques de Jagware et Reboot, dénommée Full Circle : Rocketeer.

Rien sur Thomson par contre, alors que d’autres succès des années 80 avaient eu droit à leur adaptation sur MO5 ou TO8, souvent un peu bâclées il est vrai : Green Beret, Arkanoid, Krakout ou Yie Ar Kung Fu II, par exemple.

Jetpac Thomson - prêt pour le multijoueur !

Armé de mes outils habituels (GrafX2 et tga2teo), j’ai voulu imaginer ce qu’aurait pu donner un portage sur Thomson TO8 exploitant le mode vidéo 160×200 en 16 couleurs. J’ai dû agrandir un peu les sprites pour pouvoir disposer d’assez de pixels pour les détails que je souhaitais, mais je ne pense pas que le gameplay en souffrirait trop. Reste à voir si les machines Thomson seraient en mesure d’offrir une vitesse de jeu similaire à la version Spectrum, mais le défi doit être de taille vu le nombre de jeux poussifs sortis sur TO8 !

Jetpac Thomson

Jetpac sur Thomson (cliquez sur l’image pour la voir en 200%)

 

 

 


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Planète Thomson, le retour du pixel art pour TO8 !

Après une première expérience au mois de mars (voir le résultat ici), me voilà de retour avec ma casquette de Thomsoniste nostalgique pour une nouvelle image destinée aux meilleurs ordinateurs 8 bit français ! Pour une authenticité parfaite, j’ai même opté pour un thème aussi rétro que la machine : la science-fiction colorée des années 70 et début des années 80 que j’évoquais tout récemment. Rien de tel qu’un peu de Space Disco en fond sonore pour se mettre dans l’ambiance 🙂

Planète Thomson

Planète Thomson (cliquez sur l’image pour la voir en 200%)

J’ai opté cette fois pour un mode graphique plus facile d’accès, le 160×200 avec 16 couleurs à choisir parmi 4096 sans aucune contrainte de bloc ni color clash, la classe ! Techniquement c’est tout simple, il faut juste utiliser les modes « wide pixel » dans les paramètres de résolution de Grafx2 pour obtenir le ratio correct avec des pixels deux fois plus larges que hauts. L’autre subtilité est qu’on ne peut pas directement utiliser la palette de Grafx2, même en ayant veillé à réduire la valeur du RGB Scale à 16 dans les paramètres, puisque la palette du TO8 a une valeur gamma (contraste et luminosité du spectre de couleurs) complètement différente des écrans actuels et surtout non linéaire. En pratique on se retrouve avec très peu de teintes sombres et une surabondance de teintes claires, souvent quasiment identiques, donc pas franchement l’idéal pour peu qu’on aime les images un peu sombres. Pour obtenir une palette correcte, j’ai utilisé TGA2Teo de Gille Fétis (également l’auteur du premier  émulateur Thomson sur PC, Teo) qui permet à la fois de corriger les couleurs et d’exporter l’image dans un format exploitable directement sur Thomson.

L’image sera normalement utilisée à terme dans un slideshow pour TO8 en préparation avec d’autres artistes. J’en reparlerai lors de sa sortie.

À voir aussi : Archéologie infographique : le pixel art pour Thomson

Mise à jour du 23 mai 2014 : le slideshow Thomson est maintenant disponible, avec plein de jolies images Thomson dedans ! Une version finale est en préparation et devrait offrir quelques améliorations, dont en particulier de la musique (chose encore rare sur Thomson !).


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Archéologie infographique : le pixel art pour Thomson

J’avais parlé il y a quelque temps de création d’images en pixel art pour le ZX Spectrum. Restons dans le même état d’esprit aujourd’hui avec la série d’ordinateurs 8 bit de Thomson, dont les plus célèbres sont le MO5 et le TO8. Pour de nombreux trentenaires français (moi y compris), ces machines représentent le premier contact avec l’informatique, et dans la plupart des cas les séquelles ont été somme toute limitées 🙂

Graphiquement les Thomson ont des caractéristiques techniques comprises entre « correctes » (MO5-MO6) et « franchement bonnes » (TO8-TO9)… pour des machines 8 bit bien entendu ! Plusieurs modes graphiques sont supportés, mais le plus commun est le très classique 320 x 200 en 16 couleurs, avec néanmoins une petite contrainte pour rajouter un peu de piment : chaque bloc de 8 x 1 pixel ne peut comporter que 2 couleurs (gare au color clash autrement). Le MO5 ne supporte qu’une palette fixe aux couleurs pas franchement bien choisies (voir l’image ci-dessous), mais les 16 couleurs sur TO8 et TO9 sont à choisir parmi 4096, soit une gamme aussi étendue que sur Atari STE ! On trouve également sur TO8 un mode graphique 160 x 200 en 16 couleurs, sans aucune contrainte de bloc.

palette MO5

Voilà pour la partie théorique. En pratique, deux solutions sont envisageables pour réaliser des graphismes pour Thomson à l’heure actuelle. On peut soit utiliser un émulateur avec un logiciel natif comme Colorpaint ou Graffiti, mais la prise en main est à des années lumières d’outils sur d’autres machines comme Deluxe Paint, pourtant à peine plus récent. Une solution moins stressante est d’avoir recours au très polyvalent Grafx2 (évoqué ici auparavant), qui tourne sur une tripotée d’OS différents. Voici la marche à suivre :

Sélection de la profondeur des couleurs pour  le TO8

Création de la palette : pour le MO5, il suffit d’importer la palette d’origine et de se limiter aux 16 couleurs fournies. Pour le TO8, il faut régler la profondeur des couleurs sur 16 (le nombre de niveaux pour chaque composante R, G et B, soit 4096 permutations) avant de choisir ses 16 couleurs. Dans Grafx2, c’est avec RGB Scale que ça se passe, accessible avec un clic droit sur le bouton PAL. Il faut ensuite s’assurer que ces couleurs soient bien compatibles avec la palette du TO8, un peu particulière, et c’est avec TGA2Teo que ça se passe.

Réglage de la grille

Réglage de la grille : elle permettra de garder les contraintes de bloc à l’esprit. Effectuer un clic droit sur le bouton FX, puis un clic droit sur Grid. Utiliser X = 8 et Y = 200, décocher « Snap » et cocher « Show ». Tout est maintenant en place pour commencer à dessiner, mais attention : pas plus de 2 couleurs par bloc de 8 pixels, sinon ça va coincer.

Lancement du script

Contrôle du color clash : à moins d’être un robot, il y aura forcément des erreurs ici et là, mais Pulkomandy (qui est également l’auteur de la version actuelle de Grafx2) a eu la gentillesse de créer un script qui permet de détecter automatiquement les problèmes de color clash. Merci à lui puisque ça permet d’économiser pas mal de temps.

Le script affiche les erreurs sur le deuxième calque qui devra avoir été créé auparavant en cliquant sur le bouton « + » juste en dessous de la barre d’outil. Choisir ensuite une couleur 17 bien flashy puisqu’elle servira à afficher les erreurs. Pour lancer le script, effectuer un clic droit sur le bouton « FX encadré » (Brush effects), puis sur le script ThomsonConstraints.lua.

Sélection de la rotation de couleurs

Pour rendre les erreurs plus visibles, on peut aussi avoir recours à une petite rotation de palette avec la manipulation suivante : effectuer un clic droit sur Grad Menu, sélectionner les couleurs 17 et 18, puis choisir une vitesse assez élevée, comme 50. Lancer la rotation de palette avec Ctrl+` ou ² (la touche au dessus de tabulation, à gauche du 1).

Tu le vois là, mon color clash ?

Tu le vois là, mon color clash ?

Voici mes premières réalisations pour Thomson. La première image utilise la palette MO5 standard, la deuxième bénéficie quant à elle d’une palette libre grâce à la puissance du TO8. La version MO5 est utilisée dans une démo Thomson visible avec l’émulateur DCMOTO. Si vous souhaitez en savoir plus sur la demoscene Thomson, il est relativement rapide d’avoir une vue d’ensemble du phénomène, puisque Pouët.net ne recense que 28 productions.

Poiscaïe (version MO5)

Poiscaïe (version MO5)

Poiscaïe (version TO8)

Poiscaïe (version TO8)

Mise à jour du 23 mai 2014 :

Ci-dessous un exemple d’une très bonne image Thomson de Johan Elebrink qui prend en compte les contraintes de blocs de manière élégante, puisqu’on ne les remarque pas du tout ! Sur la deuxième image j’ai surimposé des colonnes de 8 pixels qui permettent de mieux apprécier l’excellent boulot de l’auteur puisqu’il n’y jamais plus de 2 couleurs dans un bloc de 8×1 pixel.


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MGT 3D

Le feu Loriciels développe et édite MGT (MaGnetik Tank) en 1986, jeu de Pascal Jarry (programmation) et Bruno Masson (graphisme) dans lequel on dirige un tank perdu dans un dédale de pièces parsemé de puzzles à résoudre. MGT sort sur Amstrad CPC, PC CGA, Atari ST et Thomson, machine sur laquelle j’ai découvert le jeu.

Malgré les limites des supports de l’époque, le jeu possède un style visuel bien défini (grâce à sa palette de couleur très resserrée et l’abondance de formes géométriques simples) qui le distingue des autres titres contemporains et facilite la lecture du jeu (d’où cette grosse flèche jaune sur le toit du tank). Bruno Masson était l’un des infographistes de jeu vidéo les plus doués de cette période et on retrouve son nom au générique de nombreuses productions Loriciels (voir ici) . Certains titres comme Mission ou Bactron, même si moins aboutis, ont d’ailleurs un air de famille avec MGT, aussi bien au niveau des graphismes que du game design

MGT 3D

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

J’ai mis a profit le congé du 1er mai pour réaliser une version 3d du tank de MGT, en modifiant un peu les proportions pour lui donner un aspect plus cartoon. Le travail a été réalisé avec 3ds Max et Promotion, plus quelques ajustements de couleurs avec Photoshop. Avec 166 triangles et une texture de 64×64 pixels en 64 couleurs pour l’élément le plus complexe du jeu, on peut rêver d’un MGT 3D sur une machine aux performances 3D modestes comme la Nintendo DS.

Plus d’information à propos de MGT sur GrospixelsCPC Power et Mobygames

Inspiration pour le concept de « 3D très low poly » : Kenneth Fejer