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Mockup de Jetpac version Thomson

16 juillet 2014

Jetpac est un jeu de Ultimate Play The Game sorti sur Spectrum, VIC-20 et BBC Micro et qui fut un gros hit en 1983. À regarder des vidéos aujourd’hui, c’est totalement justifié : le jeu est très rapide et réactif, à mille lieux de la plupart des titres 8 bit de l’époque.

Malgré son succès important, le jeu n’a pas vraiment connu de suite à proprement parler, les développeurs préférant s’essayer à d’autres genres de jeux, ce qui est tout à leur honneur. Pour la petite histoire, Ultimate Play The Game deviendra par la suite Rare, studio à la réputation assez légendaire (surtout dans sa période Nintendo du moins) qui sortira finalement en 2007  une version modernisée de Jetpac sur Xbox 360. A côté de ça, on compte bien sûr de nombreux clones et hommages sur de multiples plateformes, dont dernièrement une version Atari Jaguar par les fanatiques de Jagware et Reboot, dénommée Full Circle : Rocketeer.

Rien sur Thomson par contre, alors que d’autres succès des années 80 avaient eu droit à leur adaptation sur MO5 ou TO8, souvent un peu bâclées il est vrai : Green Beret, Arkanoid, Krakout ou Yie Ar Kung Fu II, par exemple.

Jetpac Thomson - prêt pour le multijoueur !

Armé de mes outils habituels (GrafX2 et tga2teo), j’ai voulu imaginer ce qu’aurait pu donner un portage sur Thomson TO8 exploitant le mode vidéo 160×200 en 16 couleurs. J’ai dû agrandir un peu les sprites pour pouvoir disposer d’assez de pixels pour les détails que je souhaitais, mais je ne pense pas que le gameplay en souffrirait trop. Reste à voir si les machines Thomson seraient en mesure d’offrir une vitesse de jeu similaire à la version Spectrum, mais le défi doit être de taille vu le nombre de jeux poussifs sortis sur TO8 !

Jetpac Thomson

Jetpac sur Thomson (cliquez sur l’image pour la voir en 200%)

 

 

 

Bus londonien en 3D low poly

7 juillet 2014
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Voici une conversion 3D de mon bus londonien en pixel art, un petit projet rapide mais très satisfaisant.

Le bus fait tout juste 100 triangles, plus une autre centaine pour le contour type cel-shading, et utilise une texture réalisée avec Grafx2 de 64×64 pixels en 25 couleurs + transparence.

Bus londonien 3D low poly

Pour les contours autour de l’objet, j’ai eu recours à la technique utilisée par la plupart des premiers jeux en cel-shading comme Jet Set Radio : on duplique l’objet, on le gonfle un peu (Push modifier dans 3ds Max, Push/Pull dans Tools>Transform dans Blender), on lui donne une couleur sombre, on  inverse les normales et on active le backface culling, et c’est tout ! La méthode manque de finesse mais ça marche à peu près correctement :)

LondonBus3DAnimL’animation a été capturée directement dans le viewport de Blender avec Render > OpenGL Render Animation. Pour éviter que les textures en pixel art soient floues, il faut désactiver le texture filtering dans le viewport, ce qui se fait dans les Préférences (System > OpenGL > décocher Mipmaps).  Il est aussi préférable d’activer l’antialiasing dans le viewport pour un résultat plus propre, ça se règle directement dans le panneau de contrôle de la carte vidéo.

Je trouve le résultat final très sympa, particulièrement pour un projet aussi court, et à côté la version 2D du bus semble un peu plan-plan. La texture en basse résolution avec ses gros pixels bien nets donne vraiment un style à part (si tant est que ce ne soit pas que de la nostalgie !). En comparaison, ma Lada 3D avec sa texture en 256×256 fait un peu fouillis.

 

Game Boy Color avec écran éclairé

3 juillet 2014

Game Boy Color écran éclairé - Frontlit GBC

À première vue, rien ne distingue cette modeste GBC de ses congénères… Et pourtant, en y regardant de plus près, on constate la présence d’un potentiomètre supplémentaire sur le côté droit. Kézako ?

Game Boy Color écran éclairé - Frontlit GBC

La console a été modifiée pour que l’écran soit éclairé et le potentiomètre permet d’en régler l’intensité. La modification est assez connue et se réalise généralement en dépiautant une GBA SP de son élément d’éclairage (voir ici). Ayant conscience de mes limites en matière de bidouillage électronique, je me suis tourné vers Taobao, le grand bazar en ligne chinois et sorte d’Ebay à la  puissance 10, et plus précieusement vers cette annonce. Le prix demandé, une quarantaine d’euros, m’a semblé correct et j’ai décidé de sauter le pas. Quelques semaines plus tard (et accessoirement un séjour en Chine), me voici en présence de la bête.

Game Boy Color écran éclairé - Frontlit GBC

Le résultat est plutôt enthousiasmant. Je n’ai pas ouvert la console, mais le mod semble avoir été réalisé très proprement et le potard qui permet de faire varier la puissance de l’éclairage a été très bien intégré. Bonne surprise, la console semble être 100% authentique et non une rénovation chinoise plus ou moins bancale. Évidemment vu l’âge respectable de la Game Boy Color, on est en présence de matériel d’occasion, mais dans ce cas précis le tout est en très bon état. Je note juste une petite décoloration au dessus de la croix directionnelle et la trappe du compartiment à piles est un peu rayée et tâchée. La protection d’écran semble être neuve, livrée protégée par un film plastique. Si elle a été remplacée, la typographie est à tout point identique au modèle d’origine (et non pas comme ici).

Game Boy Color écran éclairé - Frontlit GBC

Niveau résultat, il faut bien avoir conscience que les smartphones récents et leurs écrans de folie ont quelque peu modifié nos attentes. Il faut plutôt avoir en tête du rendu de la Game Gear, de la Lynx ou évidemment de la GBA SP. En l’occurence l’éclairage est un peu irrégulier (plus fort en bas de l’écran), les couleurs ternes, et des bandes de lumière sont visibles sur l’écran (voir ci-dessus) si on tient la console de manière trop verticale. Pas de miracle donc, mais c’est logique vu la technique utilisée (une diode en bas de l’écran, pas du rétroéclairage). Malgré tout la magie opère : on peut jouer partout avec une GBC ! Difficile de juger de l’impact sur l’autonomie pour l’instant, mais je suppose que l’effet est important, la console n’étant pas du tout été conçue pour ça à l’origine.

 

Minivan

10 juin 2014
Minivan (mianbao che)

Petit dessin juste avant les vacances :)

Game Boy outragée ! Game Boy maltraitée ! Game Boy martyrisée ! mais Game Boy rénovée !

5 juin 2014
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renovation-gba-header-WP

Bonsoir messieurs-dames, Docteur Jean-Christian Ranu de SOS Game Boy Maltraitée. Vous m’avez appelé pour une urgence,  une console trouvée en piteux état dans un vide-grenier, c’est bien ça ? Ne perdons pas de temps, montrez moi la patiente.

Houlala ! C’est du lourd. Tout juste débarquée de Kyoto, la pauvrette a dû avoir la malchance de tomber sur un propriétaire rustre et sadique. Vu la quantité de crasse qu’on trouve dans chacun de ses interstices, je ne veux pas trop connaître les détails mais l’état désastreux de la coque supérieure laisse supposer qu’on s’est servi de la malheureuse pour poncer un mur en crépi.

Les fonctions vitales ne semblent pas touchées, tous les boutons réagissent bien (pourtant quand on pense aux violences qu’ils ont dû subir !) et l’écran a été relativement épargné, par miracle.

Je vais faire le maximum mais je ne promets rien, ce genre d’opération est toujours délicate. Un tournevis qui ripe et c’est la fin du voyage pour notre petite japonaise. Je demande à être laissé seule avec elle, j’ai besoin de concentration et de calme.

Pour l’opération je me suis procuré du matériel auprès de fournisseurs chinois. Le tarif est imbattable et j’ai même pu me procurer un emballage en carton (une copie ?), futur écrin de la machine remise à neuf. Le kit de rénovation est très complet : coques, boutons, membranes en caoutchouc, vis, caches et même un petit autocollant Nintendo (certes un peu de travers) à placer sur le dessus. La manip nécessitera juste un tournevis "tri-wing" à 3 branches et un tournevis cruciforme de précision.

Passons aux choses sérieuses. J’ouvre la console en commençant par les 4 vis sur le dos, puis celles sous la batterie et au dessus du port cartouche. Une fois la coque ouverte, le moment délicat consiste à débrancher la fragile petite nappe qui relie l’écran à la carte mère. Pour cela il suffit de pousser sur les minuscules poignées de chaque côté du connecteur. On peut ensuite dévisser la carte mère en faisant attention de ne pas perdre de boutons ni de membranes. La partie supérieure de la coque s’ouvre en retirant les 5 caches en plastique souple qui dissimulent les vis. Pas forcément évident à faire proprement, mais heureusement en cas d’accident de nouveaux caches sont fournis.

Je choisis de conserver les boutons d’origine et leurs membranes en caoutchouc, en bon état, mais pas les deux gâchettes beaucoup plus abîmées (le contact avec le crépi, probablement). Je garde aussi la protection d’écran en verre d’origine qui n’est quasiment pas rayée mais a surtout besoin d’un bon nettoyage. La pièce de remplacement est en plastique, donc probablement plus fragile, et affligée d’une typographie approximative. La même tare que sur les GBC chinoises reconditionnés d’ailleurs, étrange…

La partie la plus délicate aura été de retirer les 2 charnières, puisque de nouvelles ne sont pas fournies, puis de les insérer dans la nouvelle coque. J’ai compris un peu tard que cela ne pouvait en principe être fait que dans une position bien précise, l’écran entrouvert, et donc qu’il était inutile de forcer comme un sagouin.

Le remontage ne pose pas de problème particulier avec un peu de patience et d’organisation. Évitez juste d’oublier des pièces (en particulier le petit écrou carré sous la carte-mère qui sert pour la vis de la trappe de la batterie !) et d’avoir à ré-ouvrir 4 ou 5 fois la console, contrairement à moi.

Après quelques heures de labeur, voilà notre petite japonaise remise à neuf, méconnaissable dans son état quasiment sortie d’usine. Le monde a fait un pas de plus vers la perfection même si je ne suis pas certain que les nouvelles pièces résisteront bien à l’épreuve du temps ;)

Tutoriel pixel art : bus londonien

12 mai 2014

Tuto pixel art London Bus

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Pour ce premier tutoriel de pixel art, penchons-nous sur le Routemaster, le bus à impériale londonien quasi-mythique. Construit de 1954 à 1968, sa longévité sera exceptionnelle puisqu’il restera en service sur certaines lignes jusqu’en 2005. Durant sa longue carrière il s’imposera peu à peu comme l’un des symboles les plus populaires de Londres avec les black cabs et Big Ben. Voilà pour l’introduction historique.

Comme dans tout tutoriel, les techniques exposées ici sont éminemment subjectives et basées sur mes goûts personnels plutôt que sur des règles immuables. La méthode de travailler décrite ci-dessous fonctionne pour moi, mais je ne doute pas que chacun y trouvera matière à redire et saura découvrir des alternatives plus efficaces. De plus, la progression présentée ici est idéale, en pratique les choses sont souvent un peu plus chaotiques et les différentes étapes se chevauchent toujours un peu.

Pixel Art London Bus AnimD’un point de vue technique, j’ai utilisé le logiciel GrafX2, mais n’importe quel logiciel de dessin avec un support basique du pixel art fera l’affaire (Photoshop, Promotion, Paint Shop Pro, GraphicsGale, GIMP… Voir mon article sur le sujet).

1 – Référence et croquis

Tuto pixel art 1

Première étape, parfaitement optionnelle mais rarement inutile : la collecte de référence. Même dans le cas d’un style cartoon ou simplifié, cela permet de s’assurer que le résultat final soit à peu près crédible.

La réalisation d’un croquis sur papier est elle aussi complètement facultative mais permet de tester rapidement différentes options. Retranscrire les images de référence sur papier force en plus à en comprendre la structure et la logique, avec comme conséquence un gain de temps et d’assurance lors des étapes suivantes.

2 – Cubisme

Tutoriel pixel art 2

Je commence généralement par ébaucher le sujet à l’aide des formes basiques avec des couleurs rapidement choisies. Cela permet de juger très vite de l’équilibre de l’ensemble, du contraste général et de l’interaction des couleurs sans se perdre dans les détails.

Cette étape impose aussi de déterminer les dimensions du sujet, la décision la plus importante du projet. Trop petit, on est vite limité et on peinera à intégrer les détails que l’on souhaite. Trop grand, la charge de travail explose, pour un résultat qui n’est plus forcément proche du pixel art. Dans ce cas précis, je décide de la taille du bus en extrapolant à partir des… roues. J’ai une bonne idée de la taille que celles-ci doivent faire, et le reste suit, même si d’autres paramètres sont à prendre en compte comme le nombre de fenêtres (4 fenêtres de n pixels séparés par un pixel, plus 2 pixels à chaque extrémités = la longueur du bus). À cette étape il faut vraiment raisonner en terme de pixels pour choisir les dimensions optimales.

3 – Contour

Tutoriel pixel art 3

La pertinence de cette étape dépend évidemment du style désiré, mais dans mon cas le style de pixel art que j’ai en tête nécessite un contour sombre, donc on n’y coupera pas. Dessiner le contour aide de toute façon à se donner une bonne idée du niveau de détail possible et d’affiner la silhouette, comme l’arrondi à l’avant et à l’arrière du toit. Je ne réfléchis pas encore aux couleurs à ce moment là, ça sera pour juste après.

4 – Premier jet des couleurs

Tutoriel pixel art 4

Je choisis à présent les couleurs qui me semblent satisfaisantes à l’œil et qui correspondent à l’atmosphère, au style et au message que je veux faire passer. Cette étape permet aussi de rationaliser l’usage des couleurs : quelles teintes sont les plus importantes et les plus utilisées (ce ne sont pas forcément les mêmes), lesquelles peuvent être partagées entre différents éléments, etc. En pixel art on essaye généralement d’optimiser l’usage de la couleur pour utiliser le plus petit nombre de teintes possible, souvent des puissances de 2 qui correspondent aux limitations techniques des sasfépus (4, 8, 16 ou 32 couleurs par exemple).

5 – Détails

Tutoriel pixel art 5

J’ajoute à présent les détails que je peux me permettre vu la résolution mais j’évite d’inclure trop de choses ou de faire du remplissage, le résultat sera souvent fouillis (Saint-Éxupéry disait que « la perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à  ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à  retirer  »). Pour le pixel art il est vraiment nécessaire de simplifier le sujet autant que possible pour le rendre parfaitement lisible malgré sa petite taille. Chaque détail doit avoir sa raison d’être et aider à la compréhension de l’image. Je fais également attention au contraste des couleurs des éléments de petite taille qui ne doivent pas attirer l’attention plus que nécessaire.

6 – Antialiasing

Tutoriel pixel art 6

J’ajoute maintenant l’anti-aliasing pour limiter les effets d’escalier et arrondir les angles. La technique n’est pas très compliqué mais demande un peu d’expérience et de recul. Il faut trouver le bon équilibre entre un anti-aliasing trop parcimonieux (résultat trop pixellisé) et un anti-aliasing trop lourd (effet flou ou baveux). Surtout, il faut être cohérent et appliquer les mêmes règles partout. C’est aussi le moment idéal pour finaliser la couleur du contour, qui peut varier selon qu’il soit exposé ou non à la lumière. Dans le cas de mon bus, l’éclairage provient principalement du haut et un peu de la gauche. Les contours de ces côtés là peuvent donc être un peu plus clairs.

7 - Peaufinage de la palette

Tutoriel pixel art 7

Je suis maintenant très proche du résultat final. Je modifie un peu les couleurs pour introduire un peu de variation dans les dégradés : j’ajoute un soupçon de bleu sur une des teintes d’un dégradé, puis une pincée de rouge sur la suivante, etc. Ceci permet d’obtenir un résultat un peu plus organique et moins clinique. Je souhaite également donner des couleurs assez chaudes à l’image et j’ajoute donc un peu de rouge et de vert aux gris. Plus généralement, sur la plupart de mes images et sauf raison particulière j’évite les couleurs de base (appelées aussi « couleurs de codeurs » !) et les gris parfaitement équilibrés qui donnent un rendu trop artificiel. Pour finir, j’ajuste légèrement le contraste, la luminosité et la saturation de l’ensemble pour obtenir les couleurs les plus percutantes possibles même si les changements ne sont pas toujours perceptibles à l’œil nu ;) C’est la seule étape où j’ai éventuellement recours à Photoshop. Voilà, c’est fin prêt, agitez et servez bien chaud avec de la custard !

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Recyclage sauvage du logo de SimCity Social

2 mai 2014

Mon ancienne collègue Maggie Cheung a fait une découverte intéressante à Hong Kong : l’existence d’un magasin d’accessoires pour téléphone portable dont le logo est un violent charcutage de celui de notre ancien jeu Facebook, le feu SimCity Social. Du beau travail de spécialiste ;)

SimCity Social VS CaseCity

On va prétendre que le propriétaire du magasin avait joué à SimCity Social à l’époque et que fou de douleur suite à la suspension du jeu, il a décidé de lui rendre hommage à sa façon… Si si, c’est complètement crédible. C’est en tout cas l’occasion de rappeler les sages paroles de Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

 

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