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La Game Boy a 25 ans !

21 avril 2014
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La Game Boy a 25 ans !

Le 21 avril 1989, Nintendo lançait sur le marché japonais la Game Boy, bébé de l’ingénieur Gunpei Yokoi. Les États-Unis suivront en juillet mais l’Europe, traditionnelle mal-aimée de l’époque, devra patienter jusqu’en septembre 1990.

Grâce à son prix serré, son autonomie impressionnante et sa logithèque rapidement sans concurrence, le succès sera au rendez-vous dès le début, les jeux se compteront par centaines et les nouveaux modèles de Game Boy se succéderont pendant de longues années. The rest is History, comme ils disent :)

Un dossier assez complet sur la Game Boy sur Grospixels

 

Comment télécharger des apps Android sans Google Play ?

17 avril 2014
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Selon certaines sources, près d’un tiers des appareils Android sont livrés actuellement sans la suite de logiciels estampillée Google et en particulier sans Google Play, la boutique d’applications officielle de la plateforme Android. Deux raisons à celà : soit ils sont vendus dans des pays où Google est bloqué ou marginal (comme la Chine), soit ce sont des mobiles ou tablettes d’entrée de gamme pour lesquels le constructeur estime que le surcoût associé aux services Google est difficilement justifiable. Heureusement, le marché a horreur du vide et il existe un grand nombre d’alternatives à Google Play. Si certaines sont peu fréquentables, d’autres sont très respectables et permettent de télécharger des applications en toute sécurité et en toute légalité. Suite à un premier billet un peu superficiel l’an dernier, voici un tout d’horizon actualisé et approfondi des meilleures alternatives :

  • SlideME SlideME Marketest l’un des principaux app stores alternatifs pour Android et mon premier choix en dehors de Google Play. En plus de proposer un site est clair et agréable à consulter, l’application dédiée SAM (SlideME Application Manager) est un modèle du genre, très claire et complète. On peut évidemment y télécharger et mettre à jour des applications, mais aussi laisser un avis ou même les désinstaller directement. SlideME propose des apps gratuites et payantes (via Paypal ou Amazon) mais le choix paraît plus réduit que dans d’autres app stores. Bizarrement en passant par l’application mobile, on a accès à une sélection plus importante, avec par exemple Facebook, Instagram ou Skype, absents sur la version web du store.
  • Amazon App Store Amazon App Storeest probablement la boutique d’applications la plus célèbre après Google Play et la seule vraie alternative pour télécharger certains jeux populaires comme Minecraft, Rayman ou Plants Vs Zombies. On y trouve beaucoup d’autres apps, gratuites ou non, avec la possibilité d’un paiement rapide et sécurisé si Amazon dispose déjà de vos informations de paiement. Amazon sait gérer un commerce en ligne et ça se ressent : chaque jour une app payante devient temporairement gratuite et évidemment on nous propose des recommandations basées sur ses achats passés.
  • Yandex Store Yandex.Storeest l’un des concurrents majeurs de Google Play et particulièrement bien implanté en Russie, son pays d’origine. L’app store n’est accessible que par une application dédiée, aussi complète et bien présentée que celle de SlideME. On y trouve beaucoup d’apps gratuites et payantes (probablement le plus gros choix après l’app store d’Amazon), dont quelques poids lourds comme Skype, Viber ou Angry Birds à côté de productions plus locales. Côté sécurité, Yandex avance un partenariat avec l’éditeur de logiciels antivirus Kaspersky pour prouver son sérieux en la matière.
  • Opera Mobile Store, Opera Mobile Storeproposé par la société à l’origine du navigateur web éponyme, est accessible soit via les navigateurs Opera Mini et Opera Mobile, soit directement sur le web. La boutique d’applications est assez confuse et avare en détail mais le choix est important, à la fois en gratuit et en payant. L’accès à l’app store est très pratique sur mobile mais il est dommage que sur PC les téléchargements doivent se faire via un QR Code.
  • Mobango, Mobangobasé en Inde, est un peu moins regardant que les autres boutiques d’applications en matière de propriété intellectuelle. On y trouve en effet quelques apps un peu suspectes, à la description volontairement trompeuse. Il faudra donc être ici un peu plus vigilant même si rien ne prouve que ces apps sont réellement nocives et pas juste du parasitage. Leur site est un peu fouillis mais l’application Android est de bonne facture, claire et légère. Par contre la boutique propose uniquement des apps gratuites.

Pour des raisons de simplicité, je recommande plutôt les applications "tout en un" de SlideME, Yandex ou Amazon, mais il est aussi possible de télécharger les APK sur son PC, de les transférer sur son appareil Android, puis de les installer avec un gestionnaire de fichier. SlideME App Installer est de loin la solution la plus simple et la plus légère (90 ko !) pour qui veut juste installer des applications, puisque l’application scanne la mémoire du smartphone ou de la tablette pour y trouver tous les APK disponibles. Open Intents File Manager offre lui plus de fonctions (copie, renommage ou suppression de fichiers, entre autres) mais est un peu plus complexe à l’usage.

Un mot pour finir sur les dangers inhérents aux téléchargements en dehors de Google Play. L’ouverture d’Android est à la fois une force et une faiblesse, et l’installation d’une nouvelle application peut-être dangereuse si sa provenance est douteuse. Ainsi il est fortement conseillé de privilégier les app stores sérieux comme ceux présentés ci-dessus et de toujours lire attentivement les permissions demandées par une app lors de son installation et de ne pas continuer si celles-ci paraissent excessives.

À noter enfin l’existence de certains sites consacrés tout entier au sujet épineux des app stores alternatifs pour Android, comme Papidroid, par ailleurs partenaire de 16 Couleurs ;)

Livre : Atari Inc. – Business is Fun

2 avril 2014
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Les ouvrages sur l’histoire d’Atari ne sont pas légion et Atari Inc. – Business is Fun est véritablement unique du fait de son épaisseur (presque 800 pages !) et de sa précision, l’ouvrage ne portant que sur la première vie de l’entreprise : sa genèse à la fin des années 60, sa fondation et l’énorme succès de Pong en 1972, son rachat par Warner Communications en 1976, la sortie de la console VCS l’année suivante, et enfin le crash du marché du jeu vidéo en 1983 qui causera le rachat d’Atari (sauf la branche arcade) en quelques semaines par Jack Tramiel, l’ex-patron et fondateur de Commodore. La période postérieure à 1984 n’est pas couverte par le livre mais il est prévu qu’elle fasse l’objet de deux futurs volumes.

Le livre est une mine d’informations intéressantes et nous plonge dans les premières années d’Atari (ou Syzygy comme l’entreprise était appelée au début) et l’atmosphère très baba cool qui y régnait alors. On découvre certaines facettes de la personnalité de Nolan Bushnell qui avaient généralement été tues jusqu’ici, l’existence d’un co-fondateur complètement oublié par l’histoire officielle, des révélations sur le bref passage de Steve Jobs chez Atari, une multitude de projets annulés in extremis (dont un vidéophone) ou la conception en détail des premières bornes d’arcade et des ordinateurs 8 bits. On apprend aussi que la catastrophe qu’a été le jeu ET The Extra-Terrestrial sur 2600, souvent considéré comme l’un des pires jeux vidéo jamais sortis, n’est pas dû au manque de compétence du programmeur (également à l’origine d’un de mes jeux préférés sur 2600 : Yars’ Revenge), mais au temps complètement délirant qu’on lui avait alloué pour réaliser le jeu : 5 semaines et demi !

Livre "Atari Inc. - Business is fun"

On peut aussi considérer l’ouvrage comme une étude de cas (un peu bavarde certes) orientée management, avec la problématique assez classique de la petite entreprise très innovante mais un peu bordélique qui grandit trop vite, les problèmes de croissance et les besoins en capital qui se font sentir rapidement et débouchent sur un rachat par une société établie, puis les tensions qui se produisent lors de l’arrivée de managers extérieurs et le départ (pas toujours volontaire) des fondateurs.

Les auteurs, Martin Goldberg et Curt Vendel, sont d’authentiques passionnés et parmi les meilleurs spécialistes de l’histoire d’Atari, on ne peut donc que leur être reconnaissant de s’être investis dans un tel projet. Néanmoins, la qualité d’écriture est variable et souvent un peu trop familière, plus proche d’un bon blog que d’un livre écrit par des professionnel aguerris. Certains éléments arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe avant d’être expliqués un peu plus tard (ou pas du tout), d’autres informations sont répétées à quelques pages d’intervalle et on tombe régulièrement sur des fautes de frappe. De plus le livre n’est pas organisé de manière strictement chronologique, préférant se concentrer sur des départements spécifiques d’Atari (arcade, R&D…) à certaines périodes clés, rendant l’assemblage des différentes pièces du puzzle un peu confus par moment.

Comme la photo l’atteste, le livre est un vrai pavé mais la qualité de l’objet est moyenne avec une couverture un peu fine en particulier. À l’intérieur, on trouve à la fin de chaque chapitre beaucoup de photographies peu connues ou inédites, mais elles sont toutes en noir et blanc et d’une qualité d’impression parfois un peu juste. C’est dommage quand on connait l’usage assez extrême fait de la couleur dans les années 70 et 80 ! J’imagine sans mal que des compromis ont été nécessaires pour pouvoir vendre une petite série à un prix abordable. Dans le meilleur des mondes, on pourrait espérer une seconde édition un peu abrégée, corrigée des fautes de frappe et proposant certaines photos en couleur. Il faut cependant savoir être réaliste et s’estimer heureux qu’un tel ouvrage ait pu sortir autrement qu’en e-book.

Quoiqu’il en soit et malgré les défauts évoqués ci-dessus, je ne peux que recommander le livre pour qui est à la fois intéressé par l’histoire d’un pionnier du jeu vidéo et à l’aise en anglais. Le livre est disponible sur Amazon.co.uk pour un peu plus de 17 euros, ce qui représente un rapport prix-volume d’information difficilement égalable ! Malheureusement pour les non-anglophones, je pense qu’il est illusoire d’attendre une hypothétique traduction française étant donné le travail de titan que cela représenterait et la toute petite niche à laquelle cet ouvrage s’adresserait.

D’après les auteurs, la rédaction du tome suivant, Atari Corp. – Business Is War est déjà en court et portera sur la période de 1984 à 1995 marquée par la sortie des mythiques ST, Lynx et Jaguar. Je croise les doigts pour que le projet soit mené à terme.

Le site officiel du livre Atari Inc. – Business Is Fun

Interlude architectural : le brutalisme dans SimCity Social

26 mars 2014

En tant qu’ incarnation éphémère de la série de Maxis sur Facebook, SimCity Social avait nécessité la réalisation de bâtiments par palettes entières, en bon city-builder qu’il était. C’est d’autant plus le cas qu’il était free to play, catégorie de jeux pour laquelle un flux régulier de contenu inédit est souvent le nerf de la guerre. Lorsque j’ai quitté le studio de Playfish à Pékin pour cause de retour en Europe, l’équipe en avait réalisé plus de 400, mais le total a bien dû monter à 500 ou 600 jusqu’à ce qu’EA ne décide de débrancher le jeu définitivement en juin 2013.

Si la plupart des bâtiments étaient relativement classiques, une fonction du jeu nous avait permis de créer une petite série de constructions beaucoup plus mémorables. En effet, la visite de la ville d’un ami Facebook, grand classique des social games de l’époque, offrait la possibilité d’y réaliser des actions soit positives (comme arroser les fleurs), soit négatives (comme uriner dans les fleurs). Chaque action rapportait des points qui permettaient de débloquer des bâtiments "gentils", volontairement gnangnans, et "méchants" dans un style plus affirmé. Pour ces derniers l’inspiration principale avait été le style architectural appelé brutalisme, dont les deux mamelles sont le béton brut et les formes géométriques angulaires. À cela, on avait ajouté un habillage dans le style totalitaire des pires dictatures actuelles et passées.

simcity-social-brutalisme

Le temps qu’on avait pu y consacrer avait été limité, mais ces bâtiments furent parmi mes préférés et auraient mérité d’être plus développés. Ou même pourquoi pas un jeu entier avec une ambiance oppressive à la Papers Please et en 3D temps réel (Flash ne permettant pas d’utiliser autre chose que du précalculé à l’époque).

Jeu : Out There (Android et iOS), survie dans l’espace

21 mars 2014

Out-There-Android-Bandeau

Voici un petit billet consacré à un nouveau jeu mobile qui m’a tapé dans l’oeil : Out There. C’est une production artisanale française signée Mi-Clos Studio dont la patte graphique assez unique m’avait suffisamment motivé pour le précommander il y a quelques mois. Grand bien m’en a pris.

Le jeu est basé autour de l’exploration spatiale et de la collecte et gestion de ressources : carburant, oxygène, fer pour réparer les avaries, mais aussi tout un tas de matériaux plus rares utilisés pour la construction de nouveaux outils et instruments. À cela s’ajoutent des éléments de rogue-like, comme une génération aléatoire de l’univers (chaque partie est donc 100% unique) et un permadeath en cas d’échec, avec destruction irrémédiable du vaisseau et de sa cargaison qui met un peu la pression.

L’interface est simple et bien pensée avec des boutons qui tombent naturellement sous les doigts. Les musiques contribuent beaucoup à créer l’ambiance particulière qui se dégage du jeu, même si comme pour tous les jeux mobile, il n’est pas toujours possible d’en profiter quand on joue à l’extérieur. La lecture du journal de bord du pilote aide également à entretenir l’atmosphère, d’autant plus que la qualité d’écriture est au rendez-vous.

Par contre le jeu est très dur et le moindre faux pas, la moindre prévision erronée ou le moindre de coup de malchance est très souvent fatal. La lecture du guide mis en ligne par Gamekult ces derniers jours est fortement conseillée pour débuter du bon pied. Même avec ça j’assume mes piètres performances en matière d’exploration spatiale et ça ne m’empêche d’ailleurs pas d’apprécier l’expérience ! À noter qu’en dehors de Google Play, la version Android du jeu est aussi disponible sans DRM sur le site officiel, via le Humble Store.

Lada low poly avec Blender

12 mars 2014

En tant qu’amateur de belles mécaniques et de muscle cars, modéliser une Lada 2101 "Jigouli" en low poly me titillait depuis quelques temps. Voici le résultat avec 716 triangles, une texture de 256×256 et une once de tuning.

lada-low-poly

Cela aura aussi été l’occasion de travailler sur un projet complet avec Blender et de familiariser avec l’usage du logiciel dans des conditions "réelles", en lieu et place de 3DS Max auquel je suis habitué. Les débuts ont été fastidieux, l’interface de Blender étant originale et souvent déroutante. Avec la pratique, on s’y habitue très bien puisque tout est assez logique en définitive. Côté modélisation je dois même avouer que j’ai été agréablement surpris : une fois quelques astuces assimilées, beaucoup d’outils sont plus efficaces que leurs équivalents sur Max. Pour le texturage (du moins pour l’usage que j’en ai fait : du low-poly où chaque point UV doit être placé précisément), les choses sont plus rudimentaires mais rien de rédhibitoire. L’absence de support des fichiers PSD (Photoshop) devrait elle être corrigée lors de la sortie très prochaine de Blender 2.70.

Lada_2101_low_poly_3D_Blender

Pour mon prochain projet 3D, je pense que je m’orienterai plutôt vers du super low poly avec de petites textures en pixel art, comme mon tank MGT, ou alors quelque chose avec un peu plus de polygones et de résolution de texture qui me permettra de m’amuser un peu avec des shaders.

Voir la Lada low poly sur Sketchfab

Maverick Bird, le Flappy Bird de l’extrême signé Terry Cavanagh

14 février 2014
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Vous connaissez peut-être déjà Terry Cavanagh par l’intermédiaire de ses jeux au gameplay millimétré : VVVVVV et surtout Super Hexagon, ce dernier à essayer absolument pour qui aime les jeux simples, rapides et addictifs. Le bonhomme vient de sortir Maverick Bird, un hommage à Flappy Bird passé à la moulinette Super Hexagon. C’est jouable en ligne gratuitement (sans pubs ni micro-transactions s’il vous plait) et c’est du costaud. Le jeu prend une toute autre dimension grâce à quelques modifications apportées au gameplay : la possibilité de plonger pour se sortir de situations désespérées, des obstacles plus variés pour préserver la surprise et généralement plus de peps.

Les commandes sont réglées au quart de tour et la rapidité du jeu permet d’enchaîner des dizaines de parties rapidement, chacune ne durant généralement qu’une poignée de secondes. L’habillage graphique et sonore donne à l’ensemble un aspect beaucoup plus indie que Flappy Bird et rappelle beaucoup Super Hexagon : visuels minimalistes monochromatiques et musique électro qui pulse bien. D’ailleurs le morceau de musique utilisé (signé Kozilek) s’appelle "Vietnam", clin d’œil probable au créateur de Flappy Bird.

Jouer à Maverick Bird

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