16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Le graphisme sur Atari 2600

On peut difficilement imaginer plus oldschool et rustique que l’Atari 2600 (ou VCS) : sortie en 1977, la première console d’Atari a été conçue avec un cahier des charges des plus drastiques : créer une machine qui permettrait grosso modo de faire tourner le Tank d’Atari/Kee Games pour un coût minimum.

Les p’tits gars de Flush qui sont des gens très bien m’ont donné l’opportunité de faire mes armes sur la 2600 en vue d’une démo pour la Revision 2017. La coopération s’est très bien passée et on a pu se côtoyer lors de la party sans que ça se termine en pugilat sur le parking d’une zone commerciale de Sarrebruck. Je pense qu’on est même tous contents du résultat : une démo propre et originale sur une machine où les productions ne se bousculent pas. La musique en particulier est à des années-lumières des premières démos VCS grâce au talent de Glafouk et de l’existence d’un outil dédié : TIATracker.

Les capacités graphiques de la machine sont évidemment très limitées : résolution de 40×192 théoriquement (c’est bien 40, il ne manque pas un chiffre), même si .bin tourne en fait en 40×248, et seulement 1 couleur par ligne sur les deux « calques » (background et playfield, les pixels sur ce dernier pouvant être aussi transparents). Par contre le nombre de couleurs simultanées n’est limité que par la palette de 104 couleurs même si en pratique on peine à en utiliser beaucoup simultanément vu les autres contraintes. Outre les deux calques, on dispose de quelques sprites 1 bit de 8×192 ou 1×192 (player 1, player 2, missile et ball) qui peuvent éventuellement être doublés, triplés ou quadruplés sur l’axe horizontal et qui peuvent être utilisés pour ajouter des détails d’une couleur différente sur des images, comme les yeux rouges sur mon image du robot.

En pratique produire des graphismes pour la VCS est relativement simple. Voilà ma façon de procéder :

  • Tout d’abord se procurer la palette de la console. Attention, les couleurs diffèrent légèrement entre les versions PAL et NTSC du hardware, avec des couleurs plus vives dans le deuxième cas. Les démos Flush visent les consoles européennes et c’est donc la palette PAL qui fut choisie. Un lien pour télécharger la palette que j’ai utilisée est disponible en fin d’article.
  • Créer une nouvelle image en 320×192 (ou 320×248 si c’est une option) dans son logiciel de dessin préféré.
  • Créer deux calques pour le background et le playfield. On peut éventuellement en ajouter d’autres pour les sprites.
  • Définir une grille de 8×1 qui permettra de garder en tête la résolution particulière de la VCS.
  • Dessiner avec une brosse de 8×1 sur le calque playfield. C’est plus simple pour le calque background, puisque les lignes font forcément la largeur de l’écran.
  • S’assurer qu’une seule couleur par ligne est utilisée et que la grille de 8×1 est bien respectée pour le playfield.
  • Exporter les calques individuellement.
  • Redimensionner les images exportées en 40 pixels de large (algorithme « nearest neighbor / hard edges » évidemment).
  • Envoyer le tout à une personne qualifiée qui saura afficher ça sur la 2600 🙂

Je suis particulièrement content du logo Flush en simili-3D (voir en début d’article), qui je pense fait oublier un instant les limitations de la machine. J’avais proposé ça sans trop croire que ce soit techniquement possible quand je réfléchissais à des transitions pour le logo à l’aide d’Adobe Animate (Flash Professional pour les plus vieux). Il s’est avéré que c’était faisable et le résultat final est même supérieur à mon mockup d’origine ! Merci à Flewww, g012, Glafouk et p0ke pour ce petit projet très sympa qui ne sera d’ailleurs sûrement pas le dernier.

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Pureref, pratique pour garder ses images de référence sous les yeux

Logo PurerefQuand on travaille sur un projet 2D ou 3D et qu’on ne dispose pas d’un deuxième moniteur, garder les images de référence sous les yeux n’est pas toujours facile et se traduit généralement par des allers-retours intempestifs entre les fenêtres. Pour remédier à cela, j’utilisais jusqu’à récemment Setuna, un petit logiciel japonais assez obscur qui m’avait été conseillé par une collègue en Chine. L’usage est simplissime avec un raccourci clavier qui permet de capturer une portion d’image que l’on peut ensuite déplacer librement et qui reste toujours au premier plan. Et c’est tout ! Malheureusement le logiciel est ancien, uniquement en japonais et n’est plus mis à jour depuis longtemps.

Pureref

J’ai récemment découvert un successeur à Setuna qui est d’un tout autre niveau : Pureref. Le logiciel ouvre une fenêtre vide sur lequel on dépose des images en provenance de l’explorateur ou d’une page web grâce à un simple drag and drop. On peut ensuite librement redimensionner et déplacer les images puis éventuellement sauvegarder le résultat pour pouvoir le réutiliser par la suite. La fenêtre avec les images de référence s’affiche éventuellement au premier plan, ce qui permet de la laisser dans un coin de Photoshop ou de son logiciel 3D préféré. Seul bémol, beaucoup de fonctions sont accessibles uniquement via des raccourcis clavier comme on le voit sur cette page. Malgré cela Pureref est compact, bien conçu et mérite largement une petite contribution financière (le logiciel est offert à un prix libre).

Pureref (disponible sur Windows, Mac et Linux)


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Grotte de Namco, image pour la VIP 2017

Grotte De Namco (GFX for VIP 2017)

Je voulais vraiment soutenir la VIP 2017 en présentant une image dans la compétition de graphs, même si une fois de plus ça aura été un peu fait dans l’urgence. Le manque de finition trahit en effet le degré précipitation dans lequel cette image a vu le jour puisqu’elle aura été bouclé en un peu plus de deux heures. Malgré cela, elle n’a pas démérité dans la compétition puisqu’elle termine première dans la catégorie « newschool graphics« .

J’ai utilisé Clip Studio Paint Pro pour le gros du boulot et Photoshop pour les derniers ajustements. Le point de départ a été un petit croquis tout moche que j’avais fait il y a quelques années pour je ne sais plus trop quoi.


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Low Poly Memories, GIF animé pour la Revision 2017

Ce petit billet est consacré à ma deuxième release lors de la Revision 2017. La party organise traditionnellement une compétition de GIF animés, dont les règles sont les suivantes : résolution imposée de 640×360 et taille maximale de 2 Mo.

M’étant occupé en priorité de mon image en pixel art, j’ai commencé à préparer cette animation un peu à la dernière minute – l’avant veille du début de la Revision pour être exact­­­ ! Heureusement la réalisation a été à peu près aussi rapide qu’espérée puisque les objets 3D sont très basiques et sans textures à proprement parler. C’est d’ailleurs ce style graphique et l’absence d’antialiasing qui a permis de caser le maximum d’étapes d’animation dans la limite des 2 Mo.

Un des éléments pour lequel j’ai tâtonné fut en fait la génération de l’animation du tunnel qui devait durer exactement 30 frames pour qu’elle boucle de manière synchronisée avec le reste. Vu mes maigres connaissances en programmation, j’ai dû me résoudre à simuler cet effet 2D avec de la 3D, en déplaçant une texture sur un cylindre aplati.

Puis survint une mauvaise surprise dans la dernière ligne droite : la réalisation à minuit passé que Blender ne supporte pas les textures animés quand on utilise OpenGL Render Animation (qui capture juste les frames rendues en OpenGL, donc très rapide). La mort dans l’âme, j’ai été contraint de faire manuellement un rendu OpenGL pour chacune des 120 images, opération qui s’est terminée dans la douleur vers 2h du matin le jour où commençait la Revision. Tout ça n’aura pas été en vain puisque l’animation a terminé 3e dans la catégorie 🙂

Exocet - Low Poly Memories (Revision 2017 Animated GIF competition)

Low Poly Memories sur Demozoo


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L’Ankou, pixel art Sega Mega Drive pour la Revision 2017

Me voici de retour d’un week-end productif à Sarrebruck en Allemagne où se tenait la Revision, grosse demoparty traditionnellement tenue à Pâques et qui a pris le relais des mythiques Mekka & Symposium et Breakpoint (série qui dure depuis vingt ans quand même !).

L'Ankou (Sega Mega Drive pixel art)

Première release de ma part : une image au format Sega Mega Drive : 320×224 en 25 couleurs choisies dans une palette de 512, similaire à celle de l’Atari STF donc. Je n’avais jamais réalisé que le choix de couleurs sur la console de Sega était si limité (pour rappel, l’Amiga 500 ou l’Atari STE disposaient d’une palette de 4096 couleurs, et la Super Nintendo de 32 768), la preuve que les graphistes des jeux phares ont fait du bon boulot !

J’avais commencé à travailler sur cette image pour une démo Mega Drive qui est toujours en développement. C’est du domaine du secret défense donc je n’en dirai pas plus pour l’instant 😉

Le thème fait évidemment allusion à « l’ouvrier de la mort » dans le folklore breton (accessoirement c’est également l’un des personnages d’un album de Spirou et Fantasio). Son apparence précise varie considérablement selon les sources, ce qui laisse une place importante à la licence artistique.

Une fois de plus, j’ai utilisé uniquement Grafx2. Côté références, comme mes connaissances de la morphologie crânienne sont limitées, j’ai utilisé en plus des traditionnels ouvrages d’anatomie une petite application du nom de Handy qui permet d’observer des représentations 3D de visages et de mains sous tous les angles. C’est disponible sur Android, iOS et Windows 10 et je la recommande vu le prix modique.

L’image termine 2e dans la catégorie Oldskool Graphics ce qui fut une excellente surprise pour une image terminée sur place.

Étapes pour L'Ankou (pixel art Sega Mega Drive)

Quelques étapes de la réalisation


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Forever 2017 : 8 bits et pas un de plus

Le week-end dernier se tenait la Forever 2017, traditionnelle demoparty exclusivement 8 bit qui se tient tous les ans depuis l’an 2000 en Slovaquie. Emplacement géographique oblige, l’événement est plutôt axé ZX Spectrum et Atari XL/XE avec une pincée de C64. Depuis quelques années on y découvre aussi généralement quelques productions Thomson. Cette année j’ai été plutôt productif puisque j’ai trouvé le temps de travailler sur 3 productions.

TO8 deMODed?

TO8 deMODed?

Commençons par le plus intéressant : un music-disk pour Thomson TO8/TO9, le premier depuis la sortie des machines il y a 30 ans ! L’absence de puce dédiée pour le son sur les Thomson rend très difficile la production de la moindre musique correcte, mais le group Puls a non seulement relevé le défi, mais en a profité pour trouver le moyen de jouer des fichiers MOD en provenance de l’Amiga ! Évidemment la qualité sonore est inférieure à celle d’un Amiga puisqu’on passe de samples en 8 bit et 28 kHz joué sur quatre canaux à du 4 bit et 5 kHz combiné sur une seule voie. Le résultat reste tout à fait écoutable et l’exploit technique est bien réel puisqu’on se retrouve avec un ordinateur 8 bit qui peut jouer plus d’une heure des meilleures musiques de l’Amiga à partir d’une seule disquette. Je vous conseille d’ailleurs de lire le compte-rendu plus en détail sur le site de Puls. Je me suis pour ma part chargé des visuels de l’interface en mode 320×200 avec les contraintes de bloc habituelles sur Thomson (deux couleurs maximum par bloc de 8×1 pixels). Par manque de temps j’ai utilisé des polices existantes : la très sympa 04b_11 par Yuji Oshimoto pour la liste des morceaux et une légère modification de Hand of Sean par Sean Johnson pour le titre.

Côté émulateurs, DCMOTO et Teo donnent de bons résultats. Il existe même un exécutable Windows qui permet de lancer le music-disk sans avoir à configurer l’émulateur.

 

Gone Fishin’

Gone Fishin' (Thomson TO8/TO9)

Une image réalisée pour la compétition « Other 8 bit GFX » dans le mode 160×200 avec 16 couleurs choisies parmi une palette de 4096. J’étais parti sur quelque chose de beaucoup plus complexe initialement, mais le manque de temps m’a fait changer de direction, sûrement pour le mieux.

 

Mad Deuche

Une autre image réalisée en vitesse, plutôt dans une optique « compo filler ». Là c’est du 320×200 16 couleurs, avec les contraintes de bloc habituelles mais avec la palette fixe du MO5. Il est probablement utile de préciser à ce stade que le thème de la party était « Mad Max the 8 bit road ». Bizarrement c’est cette image complétée en deux heures et demie qui aura eu les faveurs du public et qui termine première de la catégorie. Personnellement je préfère de loin celle du dessus mais les votes lors des demoparties révèlent souvent des surprises.

 


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Le côté obscur du jeu vidéo mobile

Candy themed match-3 mobile games

Vous pouvez admirer ci-dessus un montage de jeux disponibles sur Google Play, tous évidemment très inspirés par la série des Candy Crush Saga. Comment en est-on arrivé là ? Le jeu en question est relativement aisé à cloner (on peut même acheter des kits prêts à l’emploi pour une somme modique) et les barrières à l’entrée à la commercialisation d’une appli pour smartphone sont maintenant quasi-inexistantes. Évidemment il faut y ajouter l’appétit des consommateurs pour ce genre de jeu, alors que comme disait Coluche, « il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas. »

L’autre point assez effarant, c’est que tous les jeux présentés ci-dessus ont reçu des avis très positifs, autour de 4 étoiles généralement. Deux possibilités : soit le bidonnage des avis est très répandu, soit les joueurs sont satisfaits de cet état de fait.

Heureusement on trouve également plein de jeux plus originaux sur mobile (comme ici, ici ou ici), j’espère continuer à vous en faire découvrir certains sur ce blog.