16 Couleurs

16 Couleurs – graphisme & jeu vidéo


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Le côté obscur du jeu vidéo mobile

Candy themed match-3 mobile games

Vous pouvez admirer ci-dessus un montage de jeux disponibles sur Google Play, tous évidemment très inspirés par la série des Candy Crush Saga. Comment en est-on arrivé là ? Le jeu en question est relativement aisé à cloner (on peut même acheter des kits prêts à l’emploi pour une somme modique) et les barrières à l’entrée à la commercialisation d’une appli pour smartphone sont maintenant quasi-inexistantes. Évidemment il faut y ajouter l’appétit des consommateurs pour ce genre de jeu, alors que comme disait Coluche, « il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas. »

L’autre point assez effarant, c’est que tous les jeux présentés ci-dessus ont reçu des avis très positifs, autour de 4 étoiles généralement. Deux possibilités : soit le bidonnage des avis est très répandu, soit les joueurs sont satisfaits de cet état de fait.

Heureusement on trouve également plein de jeux plus originaux sur mobile (comme ici, ici ou ici), j’espère continuer à vous en faire découvrir certains sur ce blog.


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Screenshots de démos en vrac, volume 1

Je m’efforce ces derniers temps d’être contributeur régulier au site Demozoo, qui ambitionne de devenir la plus grosse base de données sur internet consacrée à la démoscène et permettra de préserver cette culture peu connue à l’avenir. On y compte aujourd’hui, en arrondissant un peu, un total de 68 000 productions, 34 000 images, 63 000 musiques et 50 000 sceners répartis en 15 000 groupes. Ces nombres augmentent tous les jours puisque beaucoup de releases manquent encore à l’appel.

Pour illustrer certaines de ces productions, j’ai fourni depuis un peu plus d’un an pas loin de 1500 screenshots, ce qui reste une goutte d’eau comparé aux 120 000 disponibles sur le site.  J’ai réalisé que beaucoup de ces images sont intéressantes intrinsèquement, que ce soit d’un point de vue technique, artistique ou même purement nostalgique. Voici une première sélection de ces artefacts de culture numérique résolument underground.

Pour conclure, voici des agrandissements des modes pseudo high-color évoqués ci-dessus qui permettent de se faire une meilleure idée de la bidouille :

 


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Close Encounter Of The 4k

Voici une image réalisée rapidement pour supporter la petite démoparty Cookie qui a eu lieu à Paris le 3 décembre. Foin de vieilleries ordinosauresques aux gros pixels baveux ici, j’ai décidé de sauter à pieds joints dans la modernité et ses résolutions énormes et miyons de couleurs. La réalisation de l’image a pris quelques heures étalées sur deux ou trois soirées, dont une bonne partie consacrée à tâtonner… J’ai en effet profité de cette opportunité pour me familiariser avec deux logiciels de dessin que j’ai acquis récemment sans avoir eu le temps de vraiment les mettre en pratique : Clip Studio Paint (surtout) et Affinity Designer (un tout petit peu, pour le texte autour de l’objet 3D).

Close Encounter Of The 4k

Close Encounter Of The 4k, pour la Cookie 2016 – cliquez pour la résolution 3000×2000

Clip studio m’a fait bonne impression pour une utilisation tout au stylet avec un choix satisfaisant de brosses et une bonne réactivité. Par contre impossible d’y trouver le moindre outil vectoriel ou même des effets sur les calques genre glow.

Affinity Designer dispose lui de bons outils vectoriels ; il se présente d’ailleurs comme une alternative à Illustrator avant tout. Il propose en plus des outils de dessin bitmap, mais cette partie semble un peu être le parent pauvre du logiciel. Par contre on peut éditer les vecteurs tout en prévisualisant le résultat sur forme de bitmap, ce qui est très utile.

Pour revenir à la Cookie 2016, les releases ont été peu nombreuses mais on y trouve quelques productions sympathiques, principalement sur des machines rétro : une petite démo sur Atari 2600, une autre sur Pico-8 et un slideshow sur Atari ST. Le tout disponible sur Demozoo.

Close Encounter Of The 4k sur Demozoo


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Comment trouver des photos haute résolution, gratuites et de qualité sur internet

Que ce soit pour illustrer une présentation, enrichir visuellement un site web ou plus simplement trouver un fond d’écran sympa, on a parfois besoin de photos qui soient à la fois libres de   droit (gratuites pour un usage personnel ou commercial), en très haute résolution (4k et plus) et de bonne qualité : le genre d’images qui fait pro, sans le budget qui va avec.

Trouver ceci sur internet revient souvent à chercher une aiguille dans une botte de foin, les millions d’images qu’on y trouve étant rarement de qualité ou en haute résolution, sans parler de leurs origines douteuses.

Heureusement, il existe quelques sites conçus exactement pour répondre à ce genre de problématique : Pexels, Pixabay et Unsplash entre autres. Tous les trois ont des philosophies un peu différentes mais tous publient leurs images sous la license CC0 (creative commons zero) qui permet toute sorte d’utilisation, même commerciale : on peut donc si besoin vendre un produit qui utilise ces images, telles quelles ou modifiées, de manière tout à fait légale.

Pexels me semble le plus intéressant avec un choix de photos très large et une qualité généralement au rendez-vous. C’est le site qui se rapproche le plus d’une alternative gratuite aux banques d’images comme iStockPhoto ou Getty Images.

London Telephone Booth par Negative Space sur Pexels

London Telephone Booth par Negative Space sur Pexels, source : https://www.pexels.com/photo/london-telephone-booth-long-exposure-lights-6618/

Pixabay est un peu dans le même état d’esprit mais la qualité m’a paru un cran en dessous en moyenne. C’est par contre le seul site parmi les trois à proposer également des illustrations et des images vectorielles, même si l’offre est souvent décevante.

Unsplash est un peu à part puisqu’il s’agit plutôt d’un site au design minimaliste qui permet avant tout aux photographes de partager leurs meilleurs clichés. On y trouve beaucoup moins d’images mais la qualité est généralement excellente. Assurément le meilleur site pour trouver un nouveau fond d’écran ! À noter que  Pexel référence d’ailleurs les photos d’Unsplash.

Jigokudani Monkey Park, Japan par Nomao Saeki sur Unsplash

Jigokudani Monkey Park, Japan par Nomao Saeki sur Unsplash, source : https://unsplash.com/?photo=yuqwzT3C7yk

Dans tous les cas, ces sites ne vivent que par les contributions de passionnés. N’hésitez donc pas à partager vos créations avec la communauté si vous pensez qu’elles le méritent.


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No Cigar

Voici ma deuxième contribution aux compétitions de la Silly Venture 2016 (mon image Atari ST Borregas Avenue étant la première). En l’occurrence il s’agit plus d’un délire que d’autre chose, un compofiller réalisé sur place dans des conditions pas vraiment optimales pour étayer la compétition de graphs Falcon qui reçoit généralement peu d’attention. L’image est en 320×240 et 256 couleurs.

No Cigar (pixel art 320x240, 256 couleurs)

No Cigar (pixel art 320×240, 256 couleurs)

Étant donné le peu de temps à ma disposition (deux heures), j’ai opté pour une technique que je qualifierais de « semi pixel art ». Après un croquis affreux (pas de tablette graphique) dans Photoshop, j’ai construit les silhouettes des formes de base avec Inkscape, un logiciel de dessin vectoriel gratuit et open source. J’ai ensuite exporté le résultat sous forme de bitmap puis réalisé tout l’ombrage et les détails à la main sous Grafx 2. De cette manière j’ai pu éviter d’avoir à faire manuellement l’anti-aliasing à l’extérieur du personnage qui prend toujours beaucoup de temps. L’effet de fumée aurait également été beaucoup plus long à réaliser en pur pixel art.

Étapes No Cigar

Différentes étapes : croquis, vectoriel, pixel art

No Cigar sur Demozoo

 


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Borregas Avenue (image Atari STE)

Me voilà de retour la plus grosse demoparty consacrée aux machines Atari, la Silly Venture à Gdansk en Pologne. J’y ai présenté une image appelée Borregas Avenue qui a remporté la deuxième place dans la compétition Atari ST Graphics. C’est un assemblage de personnalités, jeux et consoles en rapport avec l’univers d’Atari, sorte d’hommage nostalgique à l’entreprise à travers les âges. De gauche à droite, j’espère que vous reconnaîtrez Tempest (arcade, 1981), Asteroids (arcade, 1979), Nolan Bushnell (co-fondateur et président d’Atari jusqu’en 1978), Midi Maze (Atari ST, 1987), Yars’ Revenge (Atari 2600, 1981), Jack Tramiel (président d’Atari de 1984 à 1996), la Lynx (version 2 ici, 1991) et les yeux du marketing de la Jaguar (1993). Le bâtiment en bas est l’ancien siège d’Atari au 1265 Borregas Avenue à Sunnyvale en Californie, que j’avais eu l’occasion d’apercevoir l’an dernier.

Borregas Avenue (Atari ST pixel art)

Borregas Avenue, version avec l’aspect ratio corrigé. Image originale (320×200) ici : https://16couleurs.files.wordpress.com/2016/11/borregasavenue1.png

Pour ce qui est de l’inspiration, je voulais réaliser une image dans le style de ces posters de films des années 80 qui combinaient plusieurs éléments (Blade Runner ou Moonwalker par exemple) avec un thème qui m’est cher et m’a semblé bien adapté à la philosophie de la Silly Venture 🙂

borregasavenuemockupL’image a été conçue pour être vue avec une résolution de 320×200 sur un écran 4/3 avec des pixels non pas carrés, mais légèrement étirés dans le sens de la hauteur, d’où un aspect un peu écrasé sur les écrans modernes. J’ai corrigé le ratio sur l’image affiché ci-dessus, mais la version originale est disponible ici. Atari ST oblige, l’image utilise 16 couleurs mais a recours à la palette étendue de l’Atari STE qui permet de choisir les teintes parmi un plus large éventail (4096 au lieu de 512, le luxe !).

Étant donné le style pour lequel j’avais opté, la première étape de la conception a été un peu différente de mes images habituelles puisque j’ai réalisé dans Photoshop un collage des visuels d’origine pour décider de la composition. Une fois cette étape validée, le reste du travail a été du pixel art plutôt classique avec quelques dizaines de milliers de clics de souris. J’ai veillé à sauvegarder beaucoup d’étapes lors de la réalisation de l’image pour pouvoir faire une petite animation du processus, visible ci-dessous.

 


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Irregular Review

Voici une nouvelle image que j’ai réalisée pour le diskmag Amiga Irregular Review proposé par le groupe Spaceballs – le diskmag en question d’ailleurs d’un très bon niveau (bien qu’un peu court) et je ne peux qu’en recommander la lecture pour agrémenter les longues soirées d’hiver. La partie gauche avec le monsieur de dos est en fait une image que j’avais réalisé il y a fort longtemps (2002) mais qui n’avait jamais été diffusée. La photo d’origine provient du livret d’un CD du groupe Liberator (eh oui, en ces temps reculés on écoutait encore fréquemment de la musique sur CD).

Irregular Review 2 (2x)

Pour cette mise à jour, j’ai ajouté le logo et l’effet de zoom à droite, puis modifié la palette d’origine. Le tout n’a pris que quelques heures mais le planning était serré puisque l’équipe tenait à sortir le diskmag quelques jours plus tard. L’image est au format standard pour le mode graphique ECS/OCS (Amiga 500 et consorts), 320×256 en 32 couleurs.

J’ai une autre image plus chiadée sur le feu, si tout va bien elle devrait faire surface lors de la Silly Venture le week-end prochain. À très bientôt donc.